Plein jour (Jean Follain)
Posté par arbrealettres le 17 novembre 2009
De même substance
semblent la feuille, la pierre
le pas qui s’entend seul;
en comprimant sa poitrine
de ses bras gracieux
la fille d’une nuit chaude
s’oblige à s’asseoir et dormir
un moment sur son épaule nue
l’oiseau bat de l’aile
avant de rejoindre
la hutte où vit l’inconnu
aux yeux verts grands ouverts.
(Jean Follain)