Finement granulée (Jean Follain)
Posté par arbrealettres le 21 novembre 2009

Finement granulée l’aréole
de chacun de ces seins participe des couleurs d’une rose ambrée
penchée sur un proche abîme.
Cette poitrine évoque caresses
tortures, de par ses pointes épuise la splendeur d’un corps entier
à visage oblong aux yeux verts
elle ne sera ni caressée
ni torturée, même approchée
le soleil éclaire d’abondance le buisson
de la figue ouverte, ceux plus pâles des aisselles.
Les fesses, duvet du sillon
reposent su un sable éternel
infimes débris des coquilles de la mer.
(Jean Follain)