Sur chaque ardoise
qui glissait du toit
on
avait écrit
un poème
La gouttière est bordée de diamants
les oiseaux les boivent
(Pierre Reverdy)
Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
Sur chaque ardoise
qui glissait du toit
on
avait écrit
un poème
La gouttière est bordée de diamants
les oiseaux les boivent
(Pierre Reverdy)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
De loin je revois ton visage
Mais je ne l’ai pas retrouvé
Disparaissant à mon passage
De la fenêtre refermée
Nous ne marcherons plus ensemble
(Pierre Reverdy)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
Je n’aurais jamais voulu revoir ton triste visage
Tes joues creuses et tes cheveux au vent
Je suis parti à travers champs
Sous les bois humides
Jour et nuit
Sous le soleil et sous la pluie
Sous mes pieds craquaient les feuilles mortes
Parfois la lune brillait
Nous nous sommes retrouvés face à face
Nous regardant sans rien nous dire
Et je n’avais plus assez de place pour repartir
Je suis resté longtemps attaché contre un arbre
Avec ton amour terrible devant moi
Plus angoissé que dans un cauchemar
Quelqu’un plus grand que toi enfin m’a délivré
Tous les regards éplorés me poursuivent
Et cette faiblesse contre laquelle on ne peut pas lutter
Je fuis rapidement vers la méchanceté
Vers la force qui dresse ses poings comme des armes
Sur le monstre qui m’a tiré de ta douceur avec ses griffes
Loin de l’étreinte molle et douce de tes bras
Je m’en vais respirant à pleins poumons
A travers champs à travers bois
Vers la ville miraculeuse où mon coeur bat
(Pierre Reverdy)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
un ami peintre
mélange chaque jour
des couleurs
et parfois
c’est l’enchantement
un ami musicien
permute chaque jour
des notes
et parfois
c’est l’enchantement
un ami poète
combine chaque jour
des mots
et parfois
c’est l’enchantement…
devant chez moi
il y a un peuplier
qui nous regarde en souriant.
(Claude Hamelin)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
Besoin
De ses deux mains.
Besoin
De l’évidence.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
Des moineaux plein les poches,
il prend la main
des mots que les enfants crient.
Il leur fait traverser la ruelle grise
en leur murmurant:
“Et si c’était vrai?”
(Alain Serres)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
Ils ne se parlent pas.
Comment savent-ils qu’ils se haïssent?
Ils partagent la même eau,
certains de posséder chacun tout le ciel.
Et quand leurs ombres se superposent,
laquelle dévore l’autre?
Ils meurent ensemble
et ne le savent pas,
l’hibiscus et le lilas.
(Alain Serres)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
C’est à l’époque des coquelicots
que se marient le rouge
des lèvres
et la chair des mots.
Leurs enfants naissent aussitôt,
impatients
et prêts à tout:
penser oiseau,
parler chemin,
écrire coquelicot.
(Alain Serres)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
Sur le palier,
plus haut que les marches qu’il n’a pas su compter,
il hésite et, plus heureux qu’après une grande victoire,
il redescend sans avoir seulement effleuré
de sa main lâche le cordon
auquel il aurait plutôt pendu son cou.
(Pierre Reverdy)
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Publié par arbrealettres le 31 janvier 2010
Le ciel est descendu,
on a refermé les fenêtres
et les bouches sont closes.
Après la chute des feuilles
même les oiseaux
n’osent plus gazouiller.
Il fait si froid.
L’hiver
c’est l’intervalle du silence.
(Pierre Reverdy)
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