Archive pour janvier 2010
Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010
Il ne faut pas chercher
dans les lieux ouverts,
trop haut on pourrait
toucher au grand drap.
Nous bâtissons tous
une même couleur parmi
d’autres lointaines.
Seuls au large
pour ramper
par le noir des chiffres,
par le noir des gestes,
très bas dans le cycle,
très bas dans le cercle,
car tout se répète,
vers le rythme, vers le code
où l’étrange rite couve.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010

En bas, au restaurant, le café attend,
les croissants s’effeuillent dans les mains.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010
Pas de parure pour moi,
je lie le vide,
de sa rondeur rien ne m’écarte,
ni la mémoire, ni le coffre,
et le vol grandissant s’allume
lorsque je reste, autrement fixée
à la surface où je réclame
et l’accord
et le sillage d’astre.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010
Les battements rythmaient,
hors du vert, hors de la portée des yeux,
dans le noir illuminé, profond.
Les portes et l’avenir,
tissés hâtivement,
peu de temps, mais infiniment présent
à jamais, peu de temps,
mais aussi fort que le mien, dedans.
L’oiseau prend ta place
avec son bleu luisant,
te remplace, seulement là
où se posent la main et le regard.
Ailleurs la couleur ne compte pas,
elle s’ouvre, tournoie,
connaît depuis longtemps
celle qui t’aurait guidé par sa voix.
(Margarita Guarderas de Jijon)
Illustration
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010
Comme le châle noir
autour de ses épaules,
comme le mouvement
circulaire dans le temps,
dans les flocons qui piquent
à peine avec leurs diamants,
et le froid, la durée précise
à traverser jusque là.
La voiture grise s’ouvre,
les mêmes mots se figent
toujours à l’écran,
on exorcise les couleurs,
le mouvement, l’éclat fauve
des cheveux, la belle joie
tombant sur les têtes soudain.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010
Il vente, la présence se faufile,
prend le vert des sapins,
traverse le cristal des portes,
va de la terrasse aux oiseaux
au clair-obscur des parasols.
Plus on regarde et plus on peut
compter les mots, Rome au loin,
comme aux tables les garçons.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010
Et déjà tout luit, bat,
s’enfile par la faille,
toujours grandissant,
explorant l’espace, le gîte.
Signes-mots,
récif fugace des sèves,
dans la séquence du souffle,
dans le rythme.
Codes, à l’infini les mêmes,
à l’infini du langage,
comme un chuchotement.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010

En danger dans la blancheur,
fleurs ouvertes comme les papillons,
transparentes alors que tout est dit
sous la magie, mot de passe pour l’étranger
dans son salon obscur.
Le secret luit, montre sa parure d’aubépine,
ne se livre pas aux mains
qui voudraient savoir, décortiquer, caresser,
il fuit toujours pour parler ailleurs,
peut-être sous les arbres en parasol.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010
ouvrir la paroi, le battement constant,
lorsque l’orage plane en haut avec la lumière,
rythmer sa voix comme le paysage qui s’étale,
s’unir à la sphère bleue qui le transmue.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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Publié par arbrealettres le 25 janvier 2010
les feux sans éclipse
tu peux les trouver
en ouvrant le noir.
(Margarita Guarderas de Jijon)
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