Arbrealettres

Poésie

Archive pour février 2010

Consumés (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


A l’horizon espace et temps
sont consumés par l’aube.

(Jean-Paul Hameury)

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Fibre à fibre (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Il s’est fibre à fibre quitté
et ne tient presque plus à rien.

(Jean-Paul Hameury)

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L’ortie amère (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Qui s’arrête
et se tient sur la berge
mâche sans fin
l’ortie amère du temps.

(Jean-Paul Hameury)

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La flamme d’un miel secret (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Que seule soit désirée
la ruche désertée
cette sphère de silence tendre
où veille continûment
la flamme d’un miel secret.

(Jean-Paul Hameury)

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Tenir parole (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Ne pas parler
plus haut que jour
plus bas que nuit
- tenir parole.

(Jean-Paul Hameury)

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Les mains vides (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Nous avons cru longtemps
notre destin lisible
dans le chiffre des astres.

Longtemps nous avons pensé que les années
pouvaient l’une à l’autre se joindre
comme pierres d’une demeure
et que viendrait le jour
où nous poserions un bouquet
sur le faîte du toit.

Tout cela nous fut retiré.

Les mains vides aujourd’hui nous allons
parmi les chemins aux ivraies
à chaque pas découvrant la merveille
dont s’efface le nom.

(Jean-Paul Hameury)


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Insensés en quête d’abri (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Rien n’est loin
et ce qui s’étend invisible
au-delà des regards
est au coeur de notre être
feu ignoré au coeur
de la forêt obscure.

Insensés en quête d’abri
tournant le dos à la patrie première
nous quittons la maison et marchons
vers des lueurs douteuses.

(Jean-Paul Hameury)

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Est-ce là vivre? (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Est-ce là vivre?
Et nous nous arrêtons
pour contempler les grèves
des années lointaines.

Qui pourrait nous assurer
qu’il y eut bien là
une sorte de bonheur
une vie ni meilleure
ni pire que les autres
mais une vie
et que ce feu vite étouffé
a cependant compté?

Quant à ces sables
restant à parcourir
devons-nous songer à y tracer
a thing of beauty *
ou devons-nous sans poids
sans ombre
les oublier?

* John Keats – Endymion

(Jean-Paul Hameury)

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Descendons plutôt vers la mer (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Qu’il nous semble devoir
ajouter à cette clarté
nous fait sur ces bords
laisser traces sombres.

Et d’autres viendront
d’autres indéfiniment
tremblant d’effroi comme nous
sur les chemins illuminés.

Descendons plutôt vers la mer
à travers les prairies heureuses
où toute chose sans éclat
offre sa splendeur nue.

(Jean-Paul Hameury)


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Leur absence aujourd’hui brûle nos yeux (Jean-Paul Hameury)

Publié par arbrealettres le 18 février 2010


Les bêtes autrefois
s’arrêtaient dans les clairières
et demeuraient là longtemps
signes lumineux
sur des pavillons d’or.

Mesurées patientes
elles se sont retirées dans l’obscur
et leur absence aujourd’hui
brûle nos yeux.

(Jean-Paul Hameury)


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