Est-ce le haïku qui aide à vivre sa vie
ou bien est-ce la vie qui aide à en écrire?
Peu importe.
Préservons le mystère.
(Thierry Cazals)
Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Est-ce le haïku qui aide à vivre sa vie
ou bien est-ce la vie qui aide à en écrire?
Peu importe.
Préservons le mystère.
(Thierry Cazals)
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Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Le coucou localise
l’endroit
où nous ne sommes pas
(Paul Claudel)
Publié dans poésie | Tagué: (Paul Claudel), coucou, endroit, localiser | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Sur elle
Même le noir
Devient une couleur.
(Guillevic)
Publié dans poésie | Tagué: (Guillevic), couleur, elle, noir | 1 commentaire »
Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Elle fait chanter
Les lignes de son corps
Sur un fond qu’elle invente.
(Guillevic)
Publié dans poésie | Tagué: (Guillevic), chanter, corps, inventer | 2 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Au fond de la brume
le bruit de l’eau -
je pars à sa rencontre.
(Ozaki Hôsai)
Publié dans poésie | Tagué: (Ozaki Hôsai), bruit, brume, eau, partir, rencontre | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Pélérinage aux tombes -
le vieux chien
montre la voie
(Kobayashi Issa)
Publié dans poésie | Tagué: (Kobayashi Issa), chien, montrer, pélérinage, tombe, vieux, voie | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Un corbeau graille -
moi aussi
je suis seul
(Taneda Santôka)
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Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Lorsque vous m’étendrez au bûcher de santal,
Avant que je devienne une cendre légère
Éloignez de mes doigts l’obole de métal.
Je veux que ce qui fut ma grâce passagère
Charme encor d’un baiser le passeur infernal
Quand vous, de ces baisers, n’aurez que la poussière.
Puisque l’ennui de vivre et l’effroi, tour à tour,
De la mort, ont toujours tourmenté mes pensées
Et que triste et divin fut mon terrestre amour,
Que je rentre à jamais dans les choses passées
Et que de ma beauté l’on parle quelque jour
Quand je serai lointaine aux mémoires lassées.
Mon âme, fleur funèbre, ô nuit, t’embaumera;
Papillon ténébreux que le sort fit diurne,
Son aile d’ombre errante en l’ombre se perdra.
Et moi qui fus si grande, une très petite urne
D’argile ou de cristal transparent contiendra
Ma chair voluptueuse et mon cœur taciturne.
(Gérard d’Houville)
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Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Mon oeil distrait, errant dans la prairie,
T’a reconnue avec transport.
Suis-moi, rappelle à mon âme attendrie
Les moments passés sur ce bord.
Mais non, fleuris et meurs sur ce rivage,
J’y voudrais mourir près de toi…
Je pars… Vous tous dont j’emporte l’image,
Souvenez-vous de moi!
(Pauline de Flaugergues)
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Publié par arbrealettres le 10 février 2010
Passer ses jours à désirer,
Sans trop savoir ce qu’on désire;
Au même instant rire et pleurer,
Sans raison de pleurer et sans raison de rire;
Redouter le matin et le soir souhaiter
D’avoir toujours droit de se plaindre,
Craindre quand on doit se flatter,
Et se flatter quand on doit craindre;
Adorer, haïr son tourment;
À la fois s’effrayer, se jouer des entraves;
Glisser légèrement sur les affaires graves,
Pour traiter un rien gravement,
Se montrer tour à tour dissimulé, sincère,
Timide, audacieux, crédule, méfiant;
Trembler en tout sacrifiant,
De n’en point encore assez faire;
Soupçonner les amis qu’on devrait estimer;
Être le jour, la nuit, en guerre avec soi-même;
Voilà ce qu’on se plaint de sentir quand on aime,
Et de ne plus sentir quand on cesse d’aimer.
(Adélaïde Dufrénoy)
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