Archive pour février 2010
Publié par arbrealettres le 27 février 2010
Je suis mort mes amis
(l’êtes-vous aussi?) au-delà
des festins d’étoiles qui m’inondent.
Merci à vous d’exister – c’est par vous
que je vis (par vous – que je meurs)
Cela dit ils s’aimaient
comme le verbe
du matin au soir
Visages qui passent visages disparus
Ah combien de temps combien de temps
(Alain Eludut)
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Publié par arbrealettres le 27 février 2010
Quand nous sommes
Dans un même lieu,
Pas éloignés l’un de l’autre,
Quand entre nous l’espace
Est plein de toi, de nous,
Mérite-t-il encore
Le nom d’espace?
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 27 février 2010
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Publié par arbrealettres le 27 février 2010
Du rivage
Je t’ai vue nager.
Au bout d’un moment
C’était moi cette eau
Que tu traversais,
Que tu caressais.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 25 février 2010
Il me faut t’inventer
Ce qui te fera femme
Pour demeurer en toi
La durée d’une extase.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 25 février 2010
Et nous n’entendons guère
Les tourbillons en chaîne
Qui meublent ces atomes
Dont nos corps sont formés.
Nous n’entendons pas plus
Les autres tourbillons
Qui remplissent les lieux
Où nous mettons nos corps.
Tout ce vrombissement
Fait un bruit de pétale
A peine. Et nous pouvons
Ecouter nos silences
Escalader leurs bruits.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 25 février 2010
sans joie sans caresse?
Dans leurs regards traqués brille un feu d’amoureuse rage.
Chant vers toi l’inconnue
entrevue dans le vent ou le train qui vole,
chant à la source des mirages,
aux voix multiples de l’univers dénué de formes et de mots appris.
(Ali Hamouda)
Illustration: Paul Delvaux
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Publié par arbrealettres le 25 février 2010
Je répète les mots inexacts
les mots impuissants
les mots injustes
les mots de miel qui blessent l’oreille
les mots d’amour qui embrasent la haine
les mots durs et creux
désespérément creux comme
la tête et comme l’âme
comme la main tendue dans un geste de grâce
comme la main qui tient la dernière goutte d’eau
et qui s’étonne de
ses rides plus assoiffées que la gorge.
Mon Dieu, comment le mot
s’est-il fait chair pour toi?
(Ali Hamouda)
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Publié par arbrealettres le 24 février 2010
Avec très peu de vocabulaire
j’ai dit aux étoiles comme je les trouvais belles
et comme ton sourire
avait la clarté du printemps.
Il y a longtemps que j’ai perdu
le ciel et le soleil et la plage de mon enfance,
longtemps que j’ai perdu
l’usage des mots violents et des mots doux.
Je ne sais plus de quel regard de quel accent
je dois dire je t’aime.
(Ali Hamouda)
Illustration
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Publié par arbrealettres le 24 février 2010
Il court je ne sais quoi
dans l’air
sur l’eau
dans le sillage des cheveux blonds
les yeux rieurs et les yeux tristes
il court mais quoi
je ne sais trop
est-ce un parfum une musique
est-ce un sourire à bruit de pas
est-ce des pas légers sourires?
Il court je ne sais quoi dans l’air.
(Ali Hamouda)
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