Arbrealettres

Poésie

Archive pour mars 2010

Que toucher dans le jour? (Jacques Izoard)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Que toucher dans le jour?
Des passants pressés, des rêveurs
ou des ombres sur le pavé?
On ne sait trop qui nous frôle.
D’anciens marcheurs volatilisés
ou des fées très légères…

(Jacques Izoard)

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Nous humons les parfums les plus fragiles (Jacques Izoard)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Nous n’aurons de cesse d’être en vie
que pour dénoncer les roses
qui ne seraient que roses.
Eau à la bouche, nous humons
les parfums les plus fragiles.

(Jacques Izoard)

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Le pur plaisir de vivre (Jacques Izoard)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Se glisse en toi l’autre corps
fait d’herbes et de tiges lisses
et qui cherche en vain le coeur
ou le pur plaisir de vivre.

(Jacques Izoard)

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On avait le temps (Jacques Izoard)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Nous jouions au lait qui bout,
à la chair qui touche l’autre chair;
inventions le vélo-rire
et les petits soldats de plomb
ne bougeaient ni queue ni maille.
On avait le temps.

(Jacques Izoard)

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Se loger au fond du corps (Jacques Izoard)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Enfance à eau, à air, à ombre…
Et se loger au fond du corps
pour ne pas perdre vigueur
et pour cacher à tous
l’obscène évidence.

(Jacques Izoard)

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Ce ruisseau très froid (Jacques Izoard)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


L’enfance est loin de l’enfance
et l’on a beau courir, sauter,
toute ombre est passagère!
Avec les noix, les baies, les herbes
et ce ruisseau très froid
qui me prend les mains…

(Jacques Izoard)

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Ton fragile regard en mon regard (Jacques Izoard)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Ton fragile regard en mon regard.
Et l’aérienne existence
proche du vent, de la clarté!
Ne ferme pas les paupières.
Poussière d’or: un seul reflet.

(Jacques Izoard)

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Vifs tourbillons! Remous infinis! (Jacques Izoard)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Ne va pas chercher ailleurs
les petits séismes quotidiens.
C’est en toi qu’ils frémissent
avec de minuscules soubresauts,
Vifs tourbillons! Remous infinis!

(Jacques Izoard)

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Hiver (Izumi Shikibu)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Ces nuits et ces nuits
à attendre tristement l’aube
en regardant le feu enfoui sous la braise
sans réveiller celui dort

(Izumi Shikibu)

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La Lune donne son éclat à la fleur (Izumi Shikibu)

Publié par arbrealettres le 26 mars 2010


Ni l’une ni l’autre ne sont choses séparées
Au printemps, la nuit,
la Lune donne son éclat à la fleur

(Izumi Shikibu)

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