juste de quoi faire un feu
les feuilles mortes
que le vent m’a apportées
(Issa)
Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
juste de quoi faire un feu
les feuilles mortes
que le vent m’a apportées
(Issa)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
les champs nus
qu’y aurait-il à manger
dans cette hutte
(Issa)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
au soir
parlant avec la terre
les feuilles tombent
(Issa)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
nuit d’automne
le papier troué d’une cloison
joue de la flûte
(Issa)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
Le soir s’entend
Comme une réponse
A la question
Que la terre
N’a pas posée.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
Ô et la nuit, la nuit,
quand le vent tout chargé de l’espace du monde
nous dévore la face -
elle la désirée,
à qui ne s’attacherait-elle pas
avec sa douce déception, elle qui se dresse, ardue,
devant le coeur solitaire?
Est-elle plus aisée aux amants?
Hélas, ils de cachent seulement l’un à l’autre leur sort.
Cela, l’ignores-tu donc encore?
Rejette de tes bras le vide
vers les espaces que nous respirons;
au point que les oiseaux
peut-être
en sentent l’air élargi,
dans un vol plus fervent.
***
O und die Nacht, die Nacht, wenn der Wind voller Weltraum
uns am Angesicht zehrt –, wem bliebe sie nicht, dei ersehnte,
sanft enttäuschende, welche dem einzelnen Herzen
mühsam bevorsteht. Ist sie den Liebanden leichter ?
Ach, sie verdecken sich nur mit einander ihr Los.
Weißt du’s noch nicht ? Wirf aus den Armen die Leere
zu den Raümen hinzu, die wir atmen ; vielleicht daß die Vögel
die erweiterte Luft fühlen mit innigerm Flug.
(Rilke)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
au soir tombant
un vol d’oies sauvages les fumées
blotti sur moi-même
(Issa)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
On cherche un mot, comme une arche,
où passerait le fleuve.
Un mot, un lit profond, syllabes de limon,
langue à relier la source à l’estuaire.
Un rivage surgit dans la lumière blanche.
Puis le sommeil nous couve de ses mains d’écumes
(Jacqueline Saint-Jean)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
Singes blancs en automne,
dansants, légers comme neige:
Monter d’un bond dans l’arbre,
Et boire dans l’eau de la lune.
(Li Po)
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Publié par arbrealettres le 17 mars 2010
Seul assis au milieu des bambous,
Je joue du luth et chante à mesure;
Ignoré de tous, au fond des bois.
La lune s’est approchée: clarté.
(Wang Wei)
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