Tu n’es pas
Le déversoir où vient se jeter
Tout ce qui t’entoure.
Choisis
Ou ferme-toi.
Invente
Ce que tu veux en toi.
(Guillevic)
Publié par arbrealettres le 15 mars 2010
Tu n’es pas
Le déversoir où vient se jeter
Tout ce qui t’entoure.
Choisis
Ou ferme-toi.
Invente
Ce que tu veux en toi.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 15 mars 2010
Le beau
Est ce qui donne à vivre
L’innocence du monde.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 15 mars 2010
J’irai jusqu’au bout du chemin
Si j’ai l’espoir
Que je la trouverai
La feuille
Que je ne connais pas
Dont j’ai besoin.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 15 mars 2010
Je ne vois pas l’oiseau
Renonçant à siffler
Dans le labyrinthe.
Je ne vois pas l’oiseau
En vouloir au chêne
De perdre ses feuilles.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 15 mars 2010
Essaie de voir
Naître le moment
Où se fait le passage.
Pour cela
Les oiseaux t’aideront
Car eux, ils savent.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 15 mars 2010
Le plus étonnant
C’est la lumière:
Elle s’éteint
Et n’en souffre pas.
La roche en veut
Au soleil qui la travaille.
Elle va pouvoir enfin
Se fermer davantage sur elle.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 15 mars 2010
Le matin
T’est donné,
Ne le prends pas
Comme un dû.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 14 mars 2010
Tes grands yeux tour à tour éblouissants ou sombres
Refléteront ainsi qu’au miroir de tes vers
Le spectacle éternel du mobile univers,
Indifférent aux Dieux comme aux hommes moroses:
Et tu n’en retiendras que la beauté des choses.
(José-Maria de Heredia)
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Publié par arbrealettres le 14 mars 2010
La terre fume ainsi qu’un immense encensoir
Et le son très lointain de l’Angélus du soir
D’invisibles clochers en notes grêles tinte.
Les sarrazins fleuris ont une odeur de miel
Et le jour qui s’éteint mêle une rose teinte
Au gris délicieux de la mer et du ciel.
(José-Maria de Heredia)
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Publié par arbrealettres le 14 mars 2010
Chantez. Vous apprendrez, mais dans un autre temps,
Que seul un coeur en paix rend les mortels contents,
Et qu’il vaut mieux chanter l’Amour que de le faire.
(José-Maria de Heredia)
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