
Effleure paupière.
Et si le regard devient souffle
toute douceur est immédiate.
Et tu dors dans ton propre corps.
(Jacques Izoard)
Publié par arbrealettres le 13 mars 2010

Effleure paupière.
Et si le regard devient souffle
toute douceur est immédiate.
Et tu dors dans ton propre corps.
(Jacques Izoard)
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Publié par arbrealettres le 13 mars 2010
Eclatent cent braises
qui jusqu’alors dormaient
dans les petites maisons
des nains et des elfes.
Et les doigts courts et gourds
tâtent corps et chairs.
Mais nulle voix n’accompagne
la descente aux enfers.
(Jacques Izoard)
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Publié par arbrealettres le 13 mars 2010
Et c’est la langue noire.
C’est la bouffée sinistre.
Et c’est l’incertitude
qui point à l’horizon.
L’hébétude aussi
devient un art de vivre.
(Jacques Izoard)
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Publié par arbrealettres le 13 mars 2010
Raconte enfin les épisodes
de la courte vie,
de la courte échelle,
de la courte joie.
Tu avais vu le Vésuve
et le Vésuve est un poème.
Dans ta regard, le Vésuve
voyage et brûle encore.
(Jacques Izoard)
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Publié par arbrealettres le 13 mars 2010

Spirale n’enroule
qu’autre spirale.
Coquille fait cercle.
Pour arriver au coeur
la marche est incertaine
et très long le chemin.
De spire en spire
nous tournons en rond,
faisant cercles dans l’eau
par centaines, par centaines.
Et le ventre et la terre
sont des ballons captifs.
(Jacques Izoard)
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Publié par arbrealettres le 13 mars 2010
Continuons à explorer
décombres, maisons en ruines,
passant d’une chambre à l’autre,
observant cruches et brocs.
La petite fille qui dort
a depuis longtemps
perdu mémoire.
A voix basse on se souvient
des chansons enfermées
dans des oeufs de buis.
(Jacques Izoard)
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Publié par arbrealettres le 13 mars 2010
Je fus graine du soleil plantée en terre,
Mise au monde par une tempête d’eau
entre poussière stellaire et cri plaintif coloré.
Je voulais naître papillon,
aigle
et que des plumes dorées me poussent,
mais je suis née figuier aux racines énormes
et des branches me sortirent
et, des feuilles, de ces branches
et des yeux me naquirent dans l’écorce…
(Lina Zerón)
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Publié par arbrealettres le 13 mars 2010
Ces os qui brillent dans la nuit,
ces mots telles pierres précieuses
dans le gosier vivant d’un oiseau pétrifié,
ce vert tant aimé,
ce lilas chaud,
ce cœur qui seul est mystérieux..
(Alejandra Pizarnik)
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Publié par arbrealettres le 12 mars 2010
Transparente écriture
accompagne frêle papier.
L’eau court et s’élance.
Aussitôt s’efface
le poème immergé.
(Jacques Izoard)
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