Archive pour juin 2010
Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
Zoologie: le Chat
Un chat, à la maison, seul, monte
sur le rebord de la fenêtre pour, de la rue,
être vu.
Le soleil frappe les vitres et
réchauffe le chat qui, immobile,
semble un objet.
Il reste ainsi pour susciter
l’envie – indifférent
même si on l’appelle.
Par je ne sais quel privilège,
les chats connaissent
l’éternité.
(Nuno Judice)
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Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
Le cri
Parfois, la nuit renferme un cri
dans le silence que nul ne devine.
La nuit tombe quand on entend un cri
du fond d’une cave silencieuse.
Le bien et le mal vivent ensemble au coeur
de la nuit où quelqu’un a crié.
Mais on ignore si le cri existe
ou si c’est la nuit qui l’a inventé.
(Nuno Judice)
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Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
Quotidien
Ce ne sont jamais les choses les plus simples apparaissent
quand nous les attendons. Ce qui est plus simple,
comme l’amour, ou le plus évident des sourires,
ne se trouve pas dans le cours prévisible de la vie.
Pourtant, si nous oublions le calendrier,
ou si le hasard des pas
nous as poussés hors du chemin habituel,
alors les choses sont autres.
Rien de ce que l’on espère
ne change ce que nous sommes, à part ceci:
un regard de biais; ou la main qui s’attarde
sur ton épaule, provoquant un rapprochement
des lèvres.
(Nuno Judice)
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Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
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Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
de hauts acacias s’inclinent
sous le poids des chants d’oiseaux
devant la Mairie
(Jacques Dupin)
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Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
on ne partira jamais
saisissons le fil
(Jacques Dupin)
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Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
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Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
J’ai chassé du livre les points
les accents, les hoquets
le tiroir de gauche en déborde
(Jacques Dupin)
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Publié par arbrealettres le 12 juin 2010
J’ai cessé de courir
la rue s’allonge à mes pieds
(Jacques Dupin)
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