Arbrealettres

Poésie

Archive pour août 2010

Presque tout est de si peu d’importance (Pär Lagerkvist)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


Presque tout est de si peu d’importance.
Mais quand surgit au ciel, comme un nuage incandescent,
l’ineffable,
tout est consumé.
Tout est transformé,
toi aussi tu es transformé,
et ce qui il y a peu te semblait de la plus grande valeur
n’est plus rien.
Tu t’éloignes parmi les cendres de tout
Devenant cendres toi-même.

Presque tout est de si peu d’importance.

***

Det mesta är så betydelselöst.
Men så finns det någonting oerhört som stiger upp som
ett glödande moln på himlen
och förtär allt.
Då blir allting förvandlat
och du själv förvandlad
och det som nyss tycktes dig av största värde
har inget värde alls för dig mer.
Och du går bort genom alltings aska
och är själv aska.

Det mesta är så betydelselöst.

(Pär Lagerkvist)


Illustration

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Les Mois ont une fin (Emily Dickinson)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


Les Mois ont une fin — les Ans — un noeud —
Que nul Pouvoir ne peut défaire
Pour étirer encore un peu
L’Écheveau du Malheur —

La Terre remet ces vies fatiguées
Dans ses Tiroirs mystérieux?
Trop tendrement, pour que l’on doute
D’un ultime Repos -

À la façon des Enfants -
Lassés de la Journée -
Eux-mêmes – Jouets turbulents
Qu’ils ne peuvent ranger -

***

The Months have ends — the Years — a knot —
No Power can untie
To stretch a little further
A Skein of Misery —

The Earth lays back these tired lives
In her mysterious Drawers -
Too tenderly, that any doubt
An ultimate Repose -

The manner of the Children -
Who weary of the Day -
Themself – the noisy Plaything
They cannot put away -

(Emily Dickinson)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Pour être Hanté — nul besoin de Chambre — (Emily Dickinson)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


Pour être Hanté — nul besoin de Chambre —
Nul besoin de Maison —
Le Cerveau a des Couloirs — pires
Qu’un Lieu Matériel —

Bien plus sûre, la nocturne rencontre
D’un Fantôme extérieur
Que l’affrontement de l’intime —
Cet Hôte plus froid —

Bien plus sûr, de galoper dans une Abbaye,
Les Pierres à ses trousses —
Que sans armes, se battre contre soi —
Dans un Endroit désert —

Soi derrière soi, dissimulé —
Voilà la plus grande alarme —
De l’Assassin caché au Domicile
Bien moindre est l’Horreur —

Le Corps — s’empare d’un Revolver —
Il verrouille la Porte —
Oubliant un spectre supérieur
Ou Plus encore —

***

One need not be a Chamber — to be Haunted —
One need not be a House —
The Brain has Corridors — surpassing
Material Place —

Far safer, of a midnight meeting
External Ghost
Than it’s interior confronting —
That cooler Host —

Far safer, through an Abbey gallop,
The Stones a’chase —
Than unarmed, one’s a’self encounter —
In lonesome Place —

Ourself behind ourself, concealed —
Should startle most —
Assassin hid in our Apartment
Be Horror’s least —

The Body — borrows a Revolver —
He bolts the Door —
O’erlooking a superior spectre —
Or More —

(Emily Dickinson)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

La neige, le vent, les étoiles (Alexandre Romanès)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


La neige, le vent, les étoiles:
si le coeur est parfait,
pourquoi vouloir plus?

(Alexandre Romanès)

Illustration

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Juste avant de mourir (Alexandre Romanès)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


Juste avant de mourir,
on doit avoir envie
de prendre tous les hommes
et toutes les femmes
dans ses bras,
mais c’est trop tard.

(Alexandre Romanès)


Illustration

Publié dans méditations | Tagué: , , , , , | 2 Commentaires »

Courir dans les champs, sentir le vent (Alexandre Romanès)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


Courir dans les champs,
sentir le vent,
ce n’était pas assez.
Comme tous ceux
qui n’ont rien dans la tête,
moi aussi j’ai cru
qu’il fallait faire des choses.

(Alexandre Romanès)

Publié dans méditations | Tagué: , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Les hommes passaient à côté d’elles sans les voir (Alexandre Romanès)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


Les hommes passaient
à côté d’elles sans les voir.
Modestement agenouillées
dans l’herbe tendre, les roses
étonnées se regardaient
sans comprendre.

(Alexandre Romanès)


Illustration

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

La voix royale (Alexandre Romanès)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


La voix royale c’est
regarder le ciel
et ne rien dire.

(Alexandre Romanès)


Illustration

Publié dans méditations | Tagué: , , , , , | Laisser un Commentaire »

L’histoire du monde (Alexandre Romanès)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


L’histoire du monde
est à dormir debout.
Et pourtant elle est vraie.

(Alexandre Romanès)

Publié dans méditations | Tagué: , , , , | Laisser un Commentaire »

Infirmes (Alexandre Romanès)

Publié par arbrealettres le 28 août 2010


Les gens qui ont
de mauvaises intentions
sont des infirmes.
Leur vision du monde
est fausse.

(Alexandre Romanès)

Publié dans méditations | Tagué: , , , , , , | Laisser un Commentaire »

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 73 followers