
Dans cet Océan de l’Existence, Il est un Océan de joie,
Où l’on peut s’abreuver sans jamais l’épuiser.
(Kabîr)
Publié par arbrealettres le 24 août 2010

Dans cet Océan de l’Existence, Il est un Océan de joie,
Où l’on peut s’abreuver sans jamais l’épuiser.
(Kabîr)
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Publié par arbrealettres le 24 août 2010
J’ai reconnu le Pur et je l’ai introduit dans mon âme,
Alors, dit Kabîr, j’ai accédé à l’Expérience.
(Kabîr)
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Publié par arbrealettres le 23 août 2010
Le mort
Tout est là, seul je ne suis plus,
tout est resté, l’odeur de la pluie sur l’herbe
telle qu’il me souvient et le murmure du vent dans les arbres,
la fuite des nuages et l’inquiétude au coeur de l’homme.
Seule n’est plus l’inquiétude de mon coeur.
***
Deir döde
Allting finns, blott jag ej längre finnes,
allt är kvar, den lukt av regn i gräset
som jag minns och vindens sus i träden,
molnens flykt och mänskohjärtats oro.
Blott mitt hjärtas oro forns ej längre.
(Pär Lagerkvist)
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Publié par arbrealettres le 23 août 2010
La nuit referme
ses bois
personne dans les
chemins trempés
sinon des morceaux
de lune
(Katell Antoine)
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Publié par arbrealettres le 23 août 2010
Je vous parle du temps où l’on bâtissait les forêts
du temps où chaque fleur nouveau-née
recevait des hommes
le sel du langage…
(Paol Keineg)
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Publié par arbrealettres le 23 août 2010
Ronde à souhait et brune
elle court dans le pré
et joue à celui qui la rattrapera
Elle rit
toute belle et ronde
et je me souviens des soirs d’avril
où je l’ai vue
petite fleur blanche
tout aussi belle et inconnue
(Michel Cosem)
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Publié par arbrealettres le 23 août 2010
LEO
Le O surmonté d’un tréma
est l’équilibriste de l’alphabet.
(Ramon Gomez de la Serna)
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Publié par arbrealettres le 23 août 2010
mon pinceau
aime la rivière
les marais
les nénuphars
c’est lui
ma petite loutre
celle qui glisse dans l’eau
soyeuse comme du papier
qui se trace un chemin jusqu’au ruisseau
et plonge mieux qu’un poisson
puis revient sur la page
pour dessiner ce qu’elle a vu
ma petite loutre se souvient
d’un pays aux herbes douces
(Françoise Lison-Leroy)
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Publié par arbrealettres le 23 août 2010
L’Oiseau Bleu
J’ai dans mon cœur un oiseau bleu,
Une charmante créature,
Si mignonne que sa ceinture
N’a pas l’épaisseur d’un cheveu.
Il lui faut du sang pour pâture
Bien longtemps, je me fis un jeu
De lui donner sa nourriture :
Les petits oiseaux mangent peu.
Mais, sans en rien laisser paraître,
Dans mon cœur il a fait, le traître,
Un trou large comme la main.
Et son bec fin comme une lame,
En continuant son chemin,
M’est entré jusqu’au fond de l’âme!…
(Alphonse Daudet)
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Publié par arbrealettres le 23 août 2010
Nous allons la même route, la mésange et moi:
Elle de fil en piquet, moi posant un pas après l’autre.
Le poney somnole derrière les barbelés. La sauge
Fait des cartes de marine en bordure du pré.
Les vaches, les genêts adoubent de beurre la campagne
Que le ciel embrasse dans la brume. Le frêne penche
Sur la mare ses pendentifs. Le corbeau décortique
Déjà les châtaignes d’automne, éraille le concert
Dont l’agneau se mêle, et le ruisseau qui descend
Du bois vert, triangle incliné dont une pointe touche
L’enclos où la ferme se pose à l’abri des bourrasques.
C’est samedi: le merle saute sous le cerisier.
Les plantes mettent du mauve au sommet de leur tige. Un chien
Jappe. Les grillons signent la partition des oiseaux.
(Robert Marteau)
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