L’ange est toujours l’empreinte
d’un pas
que tu laisses.
(Christian Viguié)
Publié par arbrealettres le 17 août 2010
L’ange est toujours l’empreinte
d’un pas
que tu laisses.
(Christian Viguié)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2010
Le sol est dur.
L’hiver
le baigne
d’un soleil
très blanc.
Il est des mots
qu’on aimerait
éprouver ainsi.
Infracassables
après le retrait
du poème.
(Michel Dugué)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2010
Dos aux secondes,
l’immobile épie.
(Philippe Omsil)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2010
Le coeur d’enfant
est du coeur d’arbre
la même extase.
L’un, cette obstination de courage vain
à détourner le cours de la vie,
à renouveler sans cesse son étincelle.
L’autre, cet abandon à la nuit
de tout songe sans un cri,
sans même un murmure.
La conscience identique.
(Philippe Omsil)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2010
La fourmi emporte en triomphe
une miette de mon goûter
(Katell Antoine)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2010
Le feu follet des grèves
L’âme de la nuit
glisse
sur le sable blond
Lampe frêle
au coeur froid
qui danse ça et là
Ombre bleutée
fuyant
les châteaux engloutis
Fleur du temps
qui passe
Aile du cri
de nos rêves
L’âme de la nuit
glisse
sur le sable blond.
(Annick Cadau)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2010
Le ragondin ragondait
les gontes des milles et une gouttes
aux grenouilles qui égoutaient
gaptivées en gassant la groûte.
(Jean-Hugues Malineau)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2010
Fenêtres somnambules
Sur mon front le frisson
d’une aile
et la lumière dentelle
Las paroles autour de moi
sans couleur
sans écho
Je chante pour la pluie froide le soleil
qui marche sur l’ombre
Et mon âme funambule
A l’aube suspendue
tangue et se réfléchit
A l’infini
sur le miroir brisé des fenêtres
Somnambules.
Attrait d’un éclat de feu…
Oser
de l’autre côté du miroir
Une alouette
chante.
(Michelle Le Gal)
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Publié par arbrealettres le 17 août 2010
Monter la garde…
Veiller sur la nuit du désert
Faire trêve avec les chacals
Qui exorcisent le silence,
Amadouer l’angoisse
Qui rampe sur l’échine
Ondulante des chevaux de frise,
Et s’agrippe aux pieds du mirador.
Calculer la durée de vie
D’une dernière cigarette…
Attendre l’irréparable.
Se rappeler le mot de passe
Guetter l’aube improbable,
Ecarquiller les yeux, ne pas dormir,
ne pas mourir
Avant que ne s’effacent les étoiles.
(Marcel Bréchet)
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Publié par arbrealettres le 16 août 2010
Refuge
Reviendra-t-il jamais notre temps du “Vin Triste”
Après ces mornes jours d’un temps triste incertain,
Qui de l’aube à la nuit, hier, aujourd’hui, demain,
Sont tissés d’un ennui dont la trame résiste ?
J’ai foulé très longtemps d’impassibles chemins,
Et sur mes pas nouveaux de la cendre persiste
Ternissant nos amours, mes Compagnons de piste,
Maintenant seuls reflets des grands rêves éteints.
Lambeaux effilochés aux branches équarries
Le souvenir gémit aux Vents qui l’ont glacé
Assourdi par l’écho des aigu les taries…
Lorsqu’en vain j’ai pleuré sur notre bref passé,
Tranquille je reprends le long joug des journées
Pour mieux rythmer ma rime à grands coups de cognées.
(Birago Diop)
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