Tu ne savais pas que le temps
avait forme d’une paupière
ainsi l’enfouissais-tu dans la définition
des choses
jusqu’à chercher l’ombre extrême
d’une branche qui n’existait pas.
(Christian Viguié)
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
Tu ne savais pas que le temps
avait forme d’une paupière
ainsi l’enfouissais-tu dans la définition
des choses
jusqu’à chercher l’ombre extrême
d’une branche qui n’existait pas.
(Christian Viguié)
Publié dans poésie | Tagué: (Christian Viguié), branche, chercher, définition, enfouir, exister, extrême, forme, ombre, paupière, savoir, temps | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
C’était en pleine matinée sur la place de la Bastille.
L’air vif colorait les joues des femmes qui marchaient
nerveuses et légères comme le génie.
La Seine souriait et le printemps faisait lever la tête.
Lui était là, sur la grille d’une bouche de métro,
dans le sommeil impénétrable de la misère.
Les passants l’enjambaient et fonçaient vers leur travail,
vers leur joie, vers leur détresse.
Le ciel piquait des pâquerettes dans les yeux des femmes.
(Gabriel Cousin)
Publié dans poésie | Tagué: (Gabriel Cousin), colorer, enjamber, femme, foncer, génie, grille, joue, légère, métro, misère, nerveuse, pâquerette, sourire, travail | 4 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
Ce vol de feuilles
mortes
qui détale à ras de plaine
s’engouffre dans la cour
d’une ferme
comme un peloton
de poules rousses
affamées
(Jacques Canut)
Publié dans poésie | Tagué: (Jacques Canut), affamée, cour, détaler, feuille, peloton, poule, rousse, s'engouffrer, vol | 2 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
Le raccourci des mains
ou la blancheur du cerisier
derrière nos paupières
Cela peut ne rien signifier
juste le provisoire
le midi parcouru d’un nom
à un autre.
(Christian Viguié)
Publié dans poésie | Tagué: (Christian Viguié), blancheur, cerisier, main, midi, nom, parcouru, paupière, provisoire, raccourci, signifier | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
- Couché dans ton lit
Entre tes draps,
Comme une lettre dans son enveloppe,
Tu t’imagines que tu pars
Pour un long voyage.
- Mais non, je n’imagine rien.
Je ne suis pas né d’hier
Je connais le sommeil et ses mystères
Je connais la nuit et ses ténèbres
Et je dors comme je vis.
(Robert Desnos)
Publié dans poésie | Tagué: (Robert Desnos), couché, dormir, drap, enveloppe, lettre, lit, mystère, nuit, partir, s'imaginer, sommeil, ténèbre, vivre, voyage | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
Devant l’étang Le Loup
corbeaux sur les bouleaux
crapauds proches coassent
bouche bée, j’écoute
devant les eaux vertes
(Alain Jean-André)
Publié dans poésie | Tagué: (Alain Jean-André), écouter, étang, bouleaux, corbeau, crapaud, devant, eau, verte | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
une légère brise pousse les nuages blancs
vers les montagnes bleues
je marche au milieu des chênes et des hêtres
sur un chemin silencieux
ma joie, qui peut la comprendre
je ne ramène rien de la forêt
ni bois mort ni champignon
je cueille seulement un bouquet de silence
qui brûle dans ma poitrine
(Alain Jean-André)
Publié dans poésie | Tagué: (Alain Jean-André), bouquet, brûler, brise, champignon, comprendre, forêt, joie, légère, marcher, montagne, nuage, poitrine, ramener, silence, silencieux | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
Le vieillard
il se tait devant la grande table
ses enfants parlent plaisantent
ses petits enfants jouent et se chamaillent
quels souvenirs sombrent dans ses yeux vides?
(Alain Jean-André)
Publié dans poésie | Tagué: (Alain Jean-André), jouer, parler, plaisanter, se chamailler, se taire, sombrer, souvenir, table, vide, vieillard, yeux | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
tu regardes de ta cabane
les perles qui ruissellent des branches
- pure beauté!
(Alain Jean-André)
Publié dans poésie | Tagué: (Alain Jean-André), beauté, branche, cabane, perle, pure, regarder, ruisseler | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 18 septembre 2010
Un poème rude et tendre
voilà ce qu’il nous faut
l’espiègle saute d’humeur
d’une journée d’avril
rafales, soleil, pétales
l’éclosion d’un rire
sur les lèvres d’une fille
- jette tous tes vieux poèmes
pour une poignée de réel
(Alain Jean-André)
Publié dans poésie | Tagué: (Alain Jean-André), espiègle, fille, humeur, jeter, lèvre, pétale, poème, rafale, rude, sel, soleil, tendre | 2 Commentaires »