Perdre son temps
A ne pas le perdre
(Guillevic)
Publié par arbrealettres le 22 octobre 2010
Perdre son temps
A ne pas le perdre
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 22 octobre 2010
Que les regards
Jetés alors sur nous
Soient une obole
De l’espace apaisé,
Viennent rencontrer
Les yeux remplis d’appel.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 22 octobre 2010
Jour après jour
Vivre l’espace
Comme une amitié.
Vivre son propre corps
Comme un espace
En offre d’amitié.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 21 octobre 2010
Et tous ces archipels de globes éphémères
S’enchevêtrent poussant leurs hymnes éperdus
Et nul témoin n’entend, seul au-dessus des sphères,
Se croiser dans la nuit tous ces sanglots perdus!
Et c’est toujours ainsi, sans but, sans espérance…
La Loi de l’Univers, vaste et sombre complot
Se déroule sans fin avec indifférence
Et c’est toujours l’universel sanglot!
(Jules Laforgue)
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Publié par arbrealettres le 21 octobre 2010
Intarissablement
Dire qu’on fond des cieux n’habite nul Songeur,
Dire que par l’espace où sans fin l’or ruisselle,
De chaque atome monte une voix solennelle
Cherchant dans l’azur noir à réveiller un coeur!
Dire qu’on ne sait rien! et que tout hurle en choeur.
Et que pourtant, malgré l’angoisse universelle,
Le Temps qui va roulant les siècles pêle-mêle,
Sans mémoire, éternel et grave travailleur,
Charriant sans retour engloutis dans ses ondes
Les cendres des martyrs, les cités et les mondes,
Le Temps, universel et calme écoulement,
Le Temps qui ne connaît ni son but, ni sa source,
Mais rencontre toujours des soleils dans sa course,
Tombe de l’urne bleue intarissablement!
(Jules Laforgue)
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Publié par arbrealettres le 21 octobre 2010
Calme plat
Certes
une ruine est une ruine
mais y a-t-il silence pire
que celui qui survole
un théâtre écroulé?
(Michel Leiris)
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Publié par arbrealettres le 21 octobre 2010

Cumulus
Voguant au plus bleu de ma tête
les beaux flocons
que je m’attache à capter
mais qui, bulles de mots,
se volatilisent
à l’instant où je crois les avoir fixés.
(Michel Leiris)
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Publié par arbrealettres le 21 octobre 2010
Automne
Ce que j’écris et qui,
doré par mon orgueil,
me semble traits de feu
n’est peut-être que lueurs sur un marécage
ou flamboiement de feuilles mortes.
(Michel Leiris)
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Publié par arbrealettres le 21 octobre 2010
Sur quel rivage
Rêver la voir
Innocemment
Dormir?
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 21 octobre 2010
L’eau du ruisseau
Se regardait
Vivre le jaune
Dans le narcisse
Epris de ciel.
(Guillevic)
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