Parfois tout un jour debout dans mon jardin
parfois jusqu’à l’aube assis devant ma lampe:
Nul ne comprend ce que je tais.
Par instants longuement je soupire.
(Bai Juyi)
Illustration: Le visiteur familier (Xu Gu)
Publié par arbrealettres le 16 novembre 2010
Parfois tout un jour debout dans mon jardin
parfois jusqu’à l’aube assis devant ma lampe:
Nul ne comprend ce que je tais.
Par instants longuement je soupire.
(Bai Juyi)
Illustration: Le visiteur familier (Xu Gu)
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Publié par arbrealettres le 16 novembre 2010
Quelle est, demandez-vous, l’ultime vérité?
- Chant de pêcheur, dans les roseaux, qui s’éloigne.
(Wang Wei)
Illustration: Chant du fleuve (Qi Baishi)
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Publié par arbrealettres le 16 novembre 2010
Elle se coiffe.
Et rassemble en chignon
ses cheveux traversés d’épingles d’écaille.
Le chignon est plus mince qu’il y a bien longtemps.
Mais il importe de le faire – tous les jours -
et de nouer de jour en jour
les gestes de la vie.
Parfois – très rarement -
elle ne peut lever les bras.
Mais la douleur cédera au geste simple,
à l’affirmation ainsi répétée
qu’il est bon de se lever,
de commencer un nouveau jour
et de vivre debout,
les cheveux coiffés.
(Claude-Hélène Lambert)
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Publié par arbrealettres le 16 novembre 2010
Non pas que j’aime les fleurs au point d’en mourir
Ce que je crains: beauté éteinte, vieillesse proche!
Branches trop chargées: chute des fleurs en grappes
Tendres bourgeons se consultent et s’ouvrent en douceur
(Du Fu)
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Publié par arbrealettres le 16 novembre 2010
Seule lune sur seul étang
D’où s’envole l’oie sauvage
Vers l’infini ouvert
Au-dedans de toi-même
(Bian Shoumin)
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Publié par arbrealettres le 16 novembre 2010

Jade lisse au toucher
Soumis aux mille caresses
A toi-même transparent
Tu caresses un seul rêve…
(Bian Shoumin)
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Publié par arbrealettres le 16 novembre 2010
Dans la rue, soudain un étal de fleurs:
Printemps où alternent pluie et beau temps
Mes doigts, soudain embaumés, n’y tiennent plus:
Ils confient à l’encre le soin de retenir le fugitif éclat
(Bian Shoumin)
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Publié par arbrealettres le 16 novembre 2010
Eau claire entourant de ses bras le village
Longs jours d’été où tout n’est que poésie
Sans crainte vont et viennent les couples d’hirondelles…
(Du Fu)
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Publié par arbrealettres le 15 novembre 2010
Patience, patience
Patience dans l’azur!
Chaque atome de silence
Est la chance d’un fruit mûr.
(Paul Valéry)
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