Pluie
qui dit l’abri
le besoin d’attendre
(Werner Lambersy)
Publié par arbrealettres le 7 novembre 2010
Pluie
qui dit l’abri
le besoin d’attendre
(Werner Lambersy)
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Publié par arbrealettres le 6 novembre 2010
Secret celui-là
Secret celui-là qui m’habite comme un galet
perdu dans les vagues
qui revient au coin d’une rue
dans un train inattendu dans un vers subit
ans les yeux d’une bête d’un enfant
dans une odeur
dans une saveur tout juste arrivés de loin
celui-là le disparu
qui est resté mon compagnon cette voile de brume
à qui j’ai ouvert grand mon coeur
celui des rencontres complices dans
les greniers de l’enfance
seulement pour celui-là la porte est
ouverte entrebâillée toujours.
Je serai dans le jardin
dans la cuisine au grenier
au soleil à la pluie
nue habillée
en train d’écrire ou de dormir de manger du pain et du fromage
des raisins de boire du café.
Lui seul peut entrer à n’importe quelle
heure
s’asseoir sur la chaise basse ou par terre
et seules mes mains sourient savent se rendent compte
comme des aveugles elles touchent ses cheveux sa peau et
en un ravissement serein le reconnaissent.
***
Esse secreto esse
Esse secreto esse que me habita como um seixo
perdido nas ondas
que regressa ao voltar dura esquina
num comboio inesperado num verso sùbito
nos olhos de um bicho de um menino
num cheiro num sabor
recém-chegados de longe
esse o desaparecido
que ficou meu companheiro essa vela de bruma
a que rasguei o peito
o dos encontros cùmplices na
varanda da infância
apenas para esse a porta esta
aberta mal encostada sempre.
Estarei no quintal
na cozinha na varanda
ao sol â chuva
nua vestida
escrevendo ou dormindo comendo pâo com queijo
uvas bebendo café.
Sô ele pode entrar a qualquer
hora
sentar-se na cadeira baixa ou no châo
e sô as minhas mâos sorriem sabem dâo por isso
como cegas lhe tocam os cabelos a pele e
em sereno alvoroço o reconhecem.
(Teresa Rita Lopes)
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Publié par arbrealettres le 6 novembre 2010
Chercher
un lieu
pour libérer
de la chaleur
pour exister
y être
avoir du poids
Sentir
souffrir
la plaie
brûlante
la liberté
la solitude
du cordon ombilical
coupé
***
Procurar
um sîtio
para libertar
calor
para existir
estar
ter peso
Sentir
doer
arder
a ferida
a liberdade
a solidâo
do cordâo umbilical
cortado
(Teresa Rita Lopes)
Publié dans poésie | Tagué: (Teresa Rita Lopes), brûlante, chaleur, chercher, cordon ombilical, coupe, exister, libérer, liberté, plaie, poids, sentir, solitude, souffrir | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 6 novembre 2010
Plus jamais maintenant
Pas maintenant
plus jamais maintenant
L’heure est passée
Maintenant j’ai fermé toutes les portes
et jeté les clés à la mer
Maintenant j’ai réservé mon billet pour partir à l’aube
Maintenant je suis en chemin
Il fut un temps
où tous les chemins de mon corps
auraient eu le nom que tu leur aurais donné
Pas maintenant
Tu les as rendus au néant
au non-sens de choses
juste là
L’heure est passée
équilibre s’est refait du vide
des aubes sans rien
L’équilibre s’est refait
sans toi
Il était une fois
un printemps tout entier
suspendu
à tes gestes
Maintenant il est trop tard
Les arbres ont de nouveau abrité
les pousses
dans leur écorce dure
et ils ont su qu’ils ne pouvaient compter
que sur leurs bras ligneux et
nus
Pas maintenant
j’ai renoncé à toi
je t’ai expulsé de l’acier des miroirs
Tu m’as rendu le profil net et dur
des choses
la pure découpe du silence
***
Agora nunca mais
Agora nâo
agora nunca mais
Passou a hora
Agora jà fechei as portas todas
e atirei as chaves ao mar
Agora marquei bilhete para partir de madrugada
Agora jâ you a caminho
Houve um tempo
em que todos os caminhos do meu corpo
teriam tido os nomes que lhes desses
Agora nâo
Devolveste-os ao nada
ao sem sentido de coisas
existindo
Passou a hora
O equilibrio refez-se do vazio
das madrugadas sem nada
O equilibrio refez-se
sem ti
Houve um tempo
em que uma primavera inteira
esteve suspensa
dos teus gestos
Agora é tarde
As ârvores reabrigaram
os rebentos
na casca dura
e souberam que so podiam contar
com seus lenhosos braços
nus
Agora nâo
desisti de ti
expulsei-te do aço dos espelhos
Devolveste-me o nitido e duro perfil
das coisas
o puro recorte do silêncio
(Teresa Rita Lopes)
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Publié par arbrealettres le 6 novembre 2010
L’un s’est enfui par le miroir
l’autre a filé par la fenêtre
seul le dernier, resté coincé
sous l’oreiller
m’a permis de l’entrevoir…
Pourquoi si vite disparaître
feux-follets amis d’un soir ?
(Andrée Hyvernaud)
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Publié par arbrealettres le 6 novembre 2010
Une plume,
De l’encre,
Du papier.
Mais si c’est encore trop demander,
Alors :
Rien que du sable
Et un doigt
De poésie
Pour le rêve.
(Bernard Lorraine)
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Publié par arbrealettres le 6 novembre 2010
une porte ouverte
défi et promesse
je peux rester
ou risquer l’aventure
c’est bien d’hésiter
j’ai le choix
j’attends
je ne balance pas
petit moment d’équilibre
et puis
je (me) décide
(Bernard Friot)
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Publié par arbrealettres le 6 novembre 2010
je suis beau
oui
je ne le savais pas
mais aujourd’hui
l’arbre a fleuri
la lumière attendrie
je l’ai vue dans tes yeux
tu n’as rien dit
pas souri
tu es passée
m’a regardé
et voilà
ah
(Bernard Friot)
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