Offert aux grands vents
Comme au souffle de Dieu
Je rends grâce
Pour ces forces dépouillantes
Qui me mettent à nu
Au coeur de ma vie
(Alain Strickler)
Publié par arbrealettres le 24 janvier 2011
Offert aux grands vents
Comme au souffle de Dieu
Je rends grâce
Pour ces forces dépouillantes
Qui me mettent à nu
Au coeur de ma vie
(Alain Strickler)
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Publié par arbrealettres le 24 janvier 2011
A pieds joints
De plain-pied
Je saute dans leur vie
A faire déborder leur être
Leur parler ne m’importe
Que de source à source
Loin de l’enfilade des portes
Plus blindées les unes que les autres
Etincelle je ne crois
Qu’à la symphonie des flammes
(Alain Strickler)
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Publié par arbrealettres le 24 janvier 2011
J’ai rêvé cette nuit
Le poème que j’avais rêvé
D’écrire toute ma vie
Aucun de ses mots n’était de trop
Et chacun d’eux était juste
De cette justesse qui abolit la distance
Entre la chose et le dit
Le poème coulait “de”
Et “comme” une source
J’ai fait corps avec sa lumière
J’ai fait écho à son sang
Et ce matin loin de pleurer sa perte
Je me sens vivifié par les embruns
De son souvenir qui m’humectent
(Alain Strickler)
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Publié par arbrealettres le 23 janvier 2011
Mon trousseau n’ouvre aucune porte
Dans le silence
Le rideau s’envole
Avec d’étranges oiseaux
Et dans l’ombre verte
Danse et flamboie
Une flamme vivante.
(Jean-Baptiste Besnard)
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Publié par arbrealettres le 23 janvier 2011
J’avais écrit en noir
Avec des mots de suie
Sur un ciel sans espoir
Un nuage les essuie.
(Jean-Baptiste Besnard)
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Publié par arbrealettres le 23 janvier 2011
Feu de cheminée
Je me chauffe les mains
A un bouquet de roses ardentes
A un feuillage de flammes
Alors que le vent frappe à la vitre
Où se regardent les étoiles
Je me chauffe les mains
En regardant mûrir des fruits rouges
Dans le buisson du feu
Et un grand coquelicot éclore
Sur la plaque de l’âtre
Je m’endors et le feu s’éteint
Mais la cendre couve peut-être
Un bel oiseau de braise
Qui m’emportera.
(Jean-Baptiste Besnard)
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Publié par arbrealettres le 23 janvier 2011
Fais comme l’oiseau
Ça vit d’air pur et d’eau fraîche, un oiseau
D’un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l’empêche, l’oiseau, d’aller plus haut
Mais je suis seul dans l’univers
J’ai peur du ciel et de l’hiver
J’ai peur des fous et de la guerre
J’ai peur du temps qui passe, dit
Comment peut on vivre aujourd’hui
Dans la fureur et dans le bruit
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu
Fais comme l’oiseau
Ça vit d’air pur et d’eau fraîche, un oiseau
D’un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l’empêche, l’oiseau, d’aller plus haut
Mais l’amour dont on m’a parlé
Cet amour que l’on m’a chanté
Ce sauveur de l’humanité
Je n’en voit pas la trace, dit
Comment peut on vivre sans lui
Sous quelle étoile, dans quel pays
Je n’y crois pas, je n’y crois plus, je suis perdu
Fais comme l’oiseau
Ça vit d’air pur et d’eau fraîche, un oiseau
D’un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l’empêche, l’oiseau, d’aller plus haut
Mais j’en ai marre d’être roulé
Par des marchands de liberté
Et d’écouter se lamenter
Ma gueule dans la glace, dit
Est-ce que je dois montrer les dents
Est-ce que je dois baisser les bras
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu
Fais comme l’oiseau
Ça vit d’air pur et d’eau fraîche, un oiseau
D’un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l’empêche, l’oiseau, d’aller plus haut
(Michel Fugain)
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Publié par arbrealettres le 23 janvier 2011
La beauté est partout
Même
sur le sol le plus dur
le plus rebelle
la beauté est partout
au détour d’une rue
dans les yeux
sur les lèvres
d’un inconnu
dans les lieux les plus vides
où l’espoir n’a pas de place
où seule la mort
invite le cœur
la beauté est là
elle émerge
incompréhensible
inexplicable
elle surgit unique et nue -
à nous d’apprendre
à l’accueillir
en nous
***
The loveliness is everywhere
even
in the ugliest
and most hostile environment
the loveliness is everywhere
at the turning of the corner
in the eyes
and on the lips
of a stranger
in the emptiest areas
where there is no place for hope
and only death
invites the heart
the loveliness is there
it emerges
incomprehensible
inexplicable
it rises in its own reality
and what we must learn is
how to receive it
into ours
(Kenneth White)
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Publié par arbrealettres le 23 janvier 2011
Depuis combien d’années, depuis toujours
Vers la fin du jour
Ton pas revient le long du mur,
Ta main me touche,
Déçue: Leonardo, dis-tu, la bouche
Fermée. Le vent te délivre, légère.
Et moi, je te sens qui t’éloignes
De moi, dans la brise des feuilles.
Ta voix est une caresse
Qui brûle à mesure qu’il se fait tard:
J’ignore où elle me conduit.
(Leonardo Sinisgalli)
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