A GENOUX
Entremêlées
nos antennes s’effleurent
palpent nos peurs
se communiquent
frénétiquement
désirs haines nausées.
Mais chacun dedans
demeure
unique
douleur durci vacant
de tant d’amour douleur
impartagés.
(Jean Mambrino)
Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
A GENOUX
Entremêlées
nos antennes s’effleurent
palpent nos peurs
se communiquent
frénétiquement
désirs haines nausées.
Mais chacun dedans
demeure
unique
douleur durci vacant
de tant d’amour douleur
impartagés.
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
LIBRE
Il n’y a pas de portes
ni de gardiens dans la forêt
bien qu’elle soit le Temple.
Rien à ouvrir ou à fermer.
Chacun trouve en elle son chemin.
Sa lumière dans les bouleaux.
Puis les feuillages retombent
et gardent le secret.
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
MIME
Feindre l’espace
le façonner
peindre le temps avec sa cendre
prendre le jour le rendre
transformer ce qui passe
l’effacer.
Des nuages traversent
lentement le ciel
de la pensée.
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
LE PASSAGE AVIDE
Là-haut la colline
est fraîcheur.
Non par la brise
par le contact
du ciel.
Mais au fond
de la vallée
s’enfouit le soleil.
Dans l’ombre
qui est l’ardeur
de la vie.
Corps et coeurs brûlants
des amants
des mourants.
Là-haut le vide
est frais
la lumière surprise.
Entre les deux l’éveil
l’énergie.
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
SORS !
Qui te donne
ton nom
imprononçable?
Qui le garde
quand tu dors ?
Qui le prononce
dans la dissolution
de ta mort?
Qui l’articule
parmi des milliards
de noms
dans les temps
où tu étais
en apparence
absent ?
Et pourtant tu te lèves
à l’appel
silencieux
d’un nom inconnaissable.
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
DÉJÀ
Bouger fouiner jeter
les yeux au vent courir
tenter de ralentir
en agrippant les branches
roulées par l’avalanche
du sable des années
les maux les joies les voix
un peu de vie qui bat
et doute de finir.
Qu’est-ce qui est passé?
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
CRÉATURES
Arbres à chevelure
dont les bras se lèvent
se tendent appellent
dont la peau est dure
le sang blanchâtre
vous avez la parole
et savez vous taire
vous protégez
vous fécondez
vous transmettez le ciel
à la terre
vous mourrez de vos blessures
mais où est votre visage?
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
AU NET
Dans l’ombre de la montagne
sous les sapins foudroyés
ce mamelon d’aiguilles roses
grouille du lent tourbillon
des fourmis-hiéroglyphes
qui entrelacent et brouillent
un dessin dicté.
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 14 janvier 2011
UNE IMAGE
Au cœur du coeur
de la rose des univers
enroulés sur eux-mêmes
un coeur (si détaché
qu’il ressemble au sommeil
ou à l’absence) semble battre
le rassemblement des mondes
d’un battement si faible
qu’il est attentivement égal
au silence.
Absorbé par un violent
amour
ou détachement.
(Jean Mambrino)
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Publié par arbrealettres le 13 janvier 2011
LA LANTERNE SUR LE PUITS
Cette source sur laquelle tu te penches
et qui est toi la source
de ta voix même en silence
cherche de tous côtés
tu ne trouveras pas
qui l’a créée.
Elle t’échappe quand tu deviens
son ruissellement
quand par des milliers de mains
et de regards tu la répands
tu la dispenses sans la voir.
Et sur la fraîcheur noire
ne flotte plus qu’un souvenir une buée.
(Jean Mambrino)
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