Si un jour
dans la cour
de l’hôpital
des pigeons te regardent
deviens ce regard
sur toi-même
(Bernard Montini)
Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour
dans la cour
de l’hôpital
des pigeons te regardent
deviens ce regard
sur toi-même
(Bernard Montini)
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Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour
de réminiscence
le froid te désoeuvre
fais de sa glace
le feu de ton silence
(Bernard Montini)
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Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour
l’hiver se perd
le froid manquant
ne saurait retrancher
la part de douleur que tu habites
(Bernard Montini)
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Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour
tu n’en finis pas
de tourner autour
d’un lampadaire éteint
sache que la lumière
est là
où ton corps se trouve
(Bernard Montini)
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Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour
la douleur te sculpte
des muscles d’argile
sache que dans l’harmonie
réside le processus d’un chaos
(Bernard Montini)
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Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour
dans le papier mâché
des solitudes
tu restes à genoux
contre un mur
caresse-le
on ne sait jamais
(Bernard Montini)
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Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour
tes faims n’ont plus de mots
campe dans la stupeur
de l’éclair
(Bernard Montini)
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Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour
les murs s’effondrent
apaise-toi dans le silence
de la poussière
(Bernard Montini)
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Publié par arbrealettres le 30 janvier 2011
Si un jour l’oiseau s’efface
n’oublie pas de garder ses plumes
il fait si froid sur les murs de ta vie.
(Ramon Ruiz)
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Publié par arbrealettres le 29 janvier 2011
Le roseau qui effeuille
mollement son rouge
éventail au printemps;
l’avenue encaissée, sur le noir
ruisselet survolé des libellules;
et le chien haletant qui revient,
sa charge entre les dents,
aujourd’hui en ce lieu je ne puis reconnaître;
mais là où le reflet se fait le plus ardent
et très bas le nuage, derrière
ses prunelles désormais lointaines, juste deux
faisceaux de lumière, en croix.
Et le temps passe.
***
La canna che dispiuma
mollemente il suo rosso
flabello a primavera;
la rédola nel fosso, su la nera
correntia sorvolata di libellule;
e il cane trafelato cire rincasa
col suo fardello in bocca,
oggi qui non mi tocca riconoscere;
ma 1à dove il riverbero più cuoce
e il nuvolo s’abbassa, oltre le sue
pupille ormai remote, solo due
fasci di luce in croce.
E il tempo passa.
(Eugenio Montale)
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