Arbrealettres

Poésie

Archive pour mai 2011

Les hommes rêvent au salut (António Osório)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



Les hommes rêvent au salut.
A un interstice. A une atmosphère
fantastique. A un mot magique.
Et il y en a qui essaient, sans raison, de l’écrire.

***

Sonham os homens na salvação.
Num interstício. Numa atmosfera
fantàstica. Numa palavra màgica.
E hà os qu etentam,sem razão, escrevê-la.

(António Osório)

Illustration: Remedios Varo Transito

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LE ROSSIGNOL (António Osório)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



LE ROSSIGNOL

Il chante, le rossignol,
dans l’enceinte de l’hôpital.

Le jour s’entrouvre
et les malades
à nouveau souffrent.

***

O ROUXINOL

Canta o rouxinol
na cerca do hospital.

O dia abre-se
e os doentes
voltam a sofrer.

(António Osório)

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LA PREMIÈRE NUIT (António Osório)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



LA PREMIÈRE NUIT

La première nuit,
et avant, et après,
j’ai baisé tes lèvres
en tremblant.
Non par crainte
de te toucher.
Tremblant
de te perdre.

***

NA PREMEIRA NOITE

Na primeira noite,
e antes, depois,
a boca te beijei
tremendo.
Não de receio
por tocar-te.
Tremendo
por perder-te.

(António Osório)

Illustration: Zinaida Serebriakova

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LA RACINE AFFECTUEUSE (António Osório)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



LA RACINE AFFECTUEUSE

Avec les ans
peu à peu
la racine affectueuse
a pénétré
au fond de la terre
jusqu’à atteindre
à la plus menue
et la plus ancienne
veine de larmes.

***

A RAIZ AFECTUOSA

Com os anos
a pouco e pouco
a raiz afectuosa
penetrou
no fundo da terra
até chegar
ao mais pequeno
e mais antigo
veio de lágrimas

(António Osório)

Illustration: Valérie Barcelo

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Le temps pesant (Robert Creeley)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



Le temps pesant se déplace
impondérablement présent.

(Robert Creeley)

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Pas (Robert Creeley)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



Pas

Pas plus loin dehors
qu’à l’intérieur -
pas plus près d’ici
que là.

(Robert Creeley)

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Parapluie (Robert Creeley)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



La tête
descend
la rue avec
un parapluie

(Robert Creeley)

Illustration: Leonid Afremov

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Laisse-moi voir ce que tu regardes (Robert Creeley)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



Laisse-moi voir ce que tu regardes,
derrière-toi, de près, ma tête toute

contre toi, laisse-moi regarder ce
que c’est que tu vois, de ton côté.

(Robert Creeley)

Illustration: Catherine Thiam-Vernanchet

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Salut, toi (Robert Creeley)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



Salut, toi – réalité
instantanée à l’autre
bout du soi-disant fil.

(Robert Creeley)

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Lieu (Robert Creeley)

Publié par arbrealettres le 22 mai 2011



Lieu

Pense à toi endormie sur un
lit sur un oreiller, sur un
lit – le sol ou l’étendue

où tu es allongée. Ca suffit pour
parler j’ai maintenant de l’espace
et du temps comme une montre cassée.

(Robert Creeley)

Illustration: Zinaida Serebriakova

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