Archive pour mai 2011
Publié par arbrealettres le 30 mai 2011
Le coeur vole vole vole
Dans les tourbillons du vent
Le coeur vole vole vole
Dans les rayons du printemps
Le coeur vole vole vole
Dans la cage des amants
Le coeur vole vole vole
Dans l’orage et les tourments
Puis se pose pose pose
Se pose bien sagement
Puis se pose pose pose
Entre les bras d’un enfant
(Pierre Reverdy)
Illustration
Publié dans poésie | Tagué: (Pierre Reverdy), bras, coeur, enfant, orage, poser, printemps, sagement, tourbillon, tourment, vent, voler | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 30 mai 2011

La rose – saison de l’oeil
L’odeur – saison du coeur
(Adonis)
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Publié par arbrealettres le 30 mai 2011

Une femme enceinte s’assied
et cause avec son corps
***
La langue se rouille d’un excès de parole
L’oeil se rouille par manque de rêve
***
Les rides -
fissures au visage
fossés dans le coeur
***
Corps – une moitié est seuil
l’autre est inclination
***
Le visage – lumière du corps
Quand le visage s’assombrit
le corps tout entier s’éteint
***
Le ciel te lit
Mais seulement après que la terre t’a écrit
***
Parfois
la ligne droite est un chemin
menant nulle part
***
L’homme est un livre
que la vie lit sans cesse
la mort le lit en un seul instant
une seule fois
***
L’idée du réel – feu
mais de paille
qui aussitôt s’éteint
***
Les plus belles lampes parfois
sont celles que nous allumons
non pour voir la lumière
mais pour voir l’ombre
***
La couleur est une couverture
L’oeil ne peut la voir que s’il s’en recouvre
***
La mélodie est pour l’oreille
La couleur est pour l’oeil
le mot est pour le corps tout entier
***
Les couleurs semblent tantôt nues
tantôt habillées
sauf le noir -
il a toujours l’air d’être nu-habillé
***
La raison est vestige
La folie est voyage
***
(Adonis)
Publié dans poésie | Tagué: (Adonis), allumer, éteindre, corps, folie, idée, inclination, lampe, langue, mélodie, oreille, paille, raison, rouiller, vestige | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 30 mai 2011

Mon regard se perd dans les régions de son corps
Le plus vaste des océans
est le corps de l’amante
***
Lorsqu’elle me voit
son visage s’enflamme
Je suis son feu intérieur
***
Le coeur de l’amant est entre ses lèvres
Le coeur de l’amante est sous son nombril
***
Non – il ne peut voir dans la rose
qu’un corps de femme
***
Pourquoi ta souvenance ne me quitte-t-elle pas
Le vent lui-même ne m’a pas entendu
quand j’ai dit – je t’aime
***
Il se lève dans son corps
Il dort dans son corps à elle
***
La ligne droite
est cercle dans l’amour
***
L’homme pour la femme est un livre
qu’elle ne sait lire qu’avec son corps entier
***
Le parfum est la plus belle robe
que peut porter une femme
***
Dans l’extase du sexe
l’homme et la femme sont égaux
Chacun se sent créé de la côte de l’autre
***
Tu n’entreras dans la nuit du corps
que si tu te livres au soleil de la folie
***
Pour le corps le présent
est la forme du temps
***
Ô langue sois modeste
seul le corps peut écrire le corps
***
Le parfum de la femme crée pour l’air
un lit et un phallus
***
L’océan est le plus désiré des hommes
au sein de la steppe
La steppe est la plus désirée des femmes
au sein de l’océan
Ô les deux amants qui jamais ne se rencontrent
***
L’étoile de l’amant est entre ses bras
L’astre de l’amante est entre ses cuisses
***
Rêvez rêvez dit la rose fanée
***
J’ai vu la femme
qui a vu l’hirondelle
qui cré le printemps
et c’était toi
***
La raison tourne autour de nous
devant nous avance le coeur
***
Corps -
la plus belle demeure de l’imagination
***
Le plaisir -
résurrection du corps
***
Ses larmes -
ruisseau dans lequel nage la volupté
***
(Adonis)
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Publié par arbrealettres le 30 mai 2011

Comme la douce souvenance d’une source
Toutes les fleurs se penchent sur ton épaule
Lorsque tu dors
Et le soleil se hâte dans sa course
Pour rattraper vivant ton regard qui s’enfuit
Et les poissons qui glissent sous le lys de tes paupières
Peuplent ton rêve de fuites argentées
Au mouvement de la mer
Ton sommeil prisonnier dans un buisson d’abeilles
Porte le poids secret de dangereux parfums
Qui demeurent en mes veilles
Comme une habitude de lampes
Toutes les fleurs d’été visitent ton souffle d’innocence
Et je suis toutes tes poses avec des gestes ensablés
Tu connaîtras l’éveil dans la cage du matin
Avec les graines des oiseaux
Sous le bonjour des ailes
Ou dans le ventre des moissons
Je te ferai captive de ma lyre
Derrière le dernier feuillage de mon poème
Et la gymnastique savante de mes mots
Te couronnera de fables en habits musiciens
Je te protègerai de mes mains innombrables
Qui se posent sur toi en bouquets allumés
Et déposent tes rêves dans l’ordre de la terre
Et je tisserai dans le ciel de ma poitrine
Une toile tintante de miel
Où ton coeur se prendra.
(Georges Drano)
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Publié par arbrealettres le 30 mai 2011

Tu es seule dans la campagne
et chaque matin te retrouve les yeux
plein d’îles et de voyages lointains
Tu donnes du pain aux oiseaux
sans savoir qu’ils tourneront longtemps
dans ton regard où tous les chemins se rencontrent
Petite fleur sauvage promise au secret des jardins
Tu rêves sur l’aire des étangs
d’un espoir de voile et de haute-mer
Tu donnes du pain aux oiseaux
sans savoir que leurs longs vols t’emporteront
loin des portes et des jardins
dans la grande fable de la mer
Petite fleur sauvage des chemins
qui mènent aux bals et aux étangs
Tu loges ton coeur dans le soleil des feuilles
et chaque matin se retrouve les yeux
plein d’îles et de voyages lointains
Tu donnes du pain aux oiseaux
sans savoir que le bruit de leurs ailes sous la pluie
te parle d’un nouvel amour
loin des portes et des jardins
Petite fleur sauvage accrochée au corsage de l’averse.
(Georges Drano)
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Publié par arbrealettres le 30 mai 2011
Quand tu es dans mes bras
Et que tu m’enivres des parfums
Du jardin fleuri de ton corps
Réceptacle vivant
Des cieux et des enfers
Mon coeur vrombit
Pivote se désintègre
Mon âme contemple
Dans tes yeux placides
Profondeurs nacrées
Aux mille arcs-en-ciel
Des appels envoûtants
Pour l’union des corps
Et mon cœur galope
Frémit se dilate
Prends mon amour
Les envols obligatoires
Des sens explosés
Où mon cœur tourbillonne
(Mongaryas Quentin Ben)
Illustration
Publié dans poésie | Tagué: (Mongaryas Quentin Ben), amour, âme, bras, cieux, coeur, contempler, corps, désintégrer, enfers, enivrer, exploser, fleuri, jardin, parfum, réceptacle, tourbillonner, union, vrombir | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 30 mai 2011

C’est à peine si je te vois à travers les feuillages
Visage aperçu dans un vieil autobus
Ces feuillages mortels où l’âme n’est plus
Qu’une pousière lointaine prête à rendre son secret
Tu es debout sur la brisée des herbes
Je ne sais te dire que l’enclos de mes bras
Le biais de ce coeur mal accompli
Et je suis là brutal comme un coup de fusil
Au coeur de la forêt
De mes mains j’attends que renaissent
Les chemins désunis
Mais tu sais que j’essaie de retenir ton visage
Comme la flamme petite de l’allumette
Je t’appelle avec des mots comme des granges
Mais la porte du fond a glissé
Les forêts sont seules à revenir
Pourrons-nous rejoindre à temps l’émeute des blés
Sur cette terre qui bouge où je m’avance à contre-jour
Il y a toujours un visage qui voit clair pour moi
Pareil à une fenêtre ouverte dans la rue vide et sans écho
Il m’interdit l’accès des ténèbres
Un visage en clair qui me précède sous le ciel noir
Il fait son nid dans la libre existence de mes mains
Il prend la même route que les oiseaux
Quand les oiseaux portent l’aube plus haut que la mémoire
Il y a toujours devant moi ce visage dressé dans son été
Il enserre mon domaine et s’enchâsse dans ma nuit
Il pèse à peine le temps d’une parole
Il est ma première neige mon unique sommeil
Ma part de récolte mon lierre et je suis l’arbre
Il y a toujours ce visage qui me regarde par dessus-bord
Quand je m’arrête à bout d’usure aux premières portes
(Georges Drano)
Publié dans poésie | Tagué: (Georges Drano), aperçu, appeler, attendre, aube, autobus, émeute, blé, chemin, coeur, feuillage, forêt, mémoire, porte, poussière, secret, ténèbres, temps, usure, visage | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 30 mai 2011

assis au coeur du jardin
entre tes orteils
poussent le cresson et le trèfle
tu n’espères rien
ne désespères de rien
tu es au point précis
où l’effacement
devient
apparition
(Thierry Cazals)
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Thierry Cazals), apparition, assis, cresson, espérer, jardin, trèfle | 4 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 30 mai 2011
Publié dans poésie | Tagué: (Sylvain Tesson), battre, côte, coeur, mer | 4 Commentaires »