
dès que les lumières s’éteignaient
le petit cheval entrait par l’interstice
et se mettait à manger les images du mur.
(Tahar Djaoui)
Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

dès que les lumières s’éteignaient
le petit cheval entrait par l’interstice
et se mettait à manger les images du mur.
(Tahar Djaoui)
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Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

Vivre seul et libre comme un arbre
et fraternellement comme une forêt.
Cette nostalgie est la nôtre.
(Nazim Hikmet)
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Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

il gambade
dans les prairies de la mémoire,
comme un rêve longtemps reclus
qui trouve enfin la nuit propice.
(Tahar Djaoui)
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Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

J’ai ouvert la porte
J’ai vu cent mondes
Par une lucarne
J’ai fermé la porte à clef
Et me suis couché
(Pierre Albert-Birot)
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Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

te perdre,
c’est retrouver le néant des sables
avec ses os de seiches obstruant ma bouche,
c’est retrouver le jour encombré d’épluchures,
jonché de squelettes épineux.
toi perdue,
mes mains se videront de tout ce qui les faisait gémir ou trembler,
mes lèvres n’atteindront plus aux voiles du ciel frais,
les épines des rosiers ne serviront qu’à composer au monde
un visage barbelé.
toi perdue,
je serai ce corps neutre
où les angoisses font halte.
toi perdue,
je tiendrai dans mes bras
que ce tas de sable qui coule,
avec la mort embusquée dans le dernier grain.
(Tahar Djaout)
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Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

Le vent
Tire les arbres par les cheveux
Tant il les veut
Mais les arbres sont patriotes
Et le vent s’en va tout seul
Comme un poète
(Pierre Albert-Birot)
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Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

Des trains et des locomotives
Roulent sur mes pensées
Je pars toujours
Les pays marchent et je reste
J’ai laissé ma tête sous l’abat-jour
(Pierre Albert-Birot)
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Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

Deux chats sur le mur se regardent
Noir et blanc
J’allume une cigarette
Et les chats sont partis
Une étoile brille
Quelqu’un chante
(Pierre Albert-Birot)
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Publié par arbrealettres le 30 juin 2011

Les bateaux sont partis, ce soir la mer est belle,
La vague vient vers moi comme un serpent brillant,
De grands oiseaux planant autour de moi s’appellent;
Dans le vent qui se lèv’ c’est ta voix que j’entends.
La vague vient rouler à mes pieds sur le sable,
La trace de mes pas s’efface peu à peu.
Ma tristesse aujourd’hui est inimaginable,
Avec cet océan qui bouge entre nous deux.
Les bateaux sont partis, ce soir la mer est calme,
Le vent qui vient des îles exhale doucement
Une plainte de harpe en jouant dans les palmes.
Je regarde la mer et c’est toi que j’entends.
J’attends que le soleil tout à l’heure apparaisse.
Que son premier rayon vienne effleurer ma peau,
L’heur’ des enchantements, l’heure de la détresse,
Et c’est toi que j’attends qui vas sortir des eaux.
(Bernard Dimay)
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