
Tous les chemins ont beau mener à Rome,
aujourd’hui marcher m’assomme,
alors, pour ne pas piquer du nez
en cours de randonnée,
je m’arrange pour marcher derrière
une femme ayant un beau derrière.
(Henri-Frédéric Blanc)
Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Tous les chemins ont beau mener à Rome,
aujourd’hui marcher m’assomme,
alors, pour ne pas piquer du nez
en cours de randonnée,
je m’arrange pour marcher derrière
une femme ayant un beau derrière.
(Henri-Frédéric Blanc)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Tu me demandes où
je vais chercher mes rimes:
j’ai en moi un abîme
dans quoi je puise tout.
(Henri-Frédéric Blanc)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Thérapoétique
Pied à pied, mon poème
fait reculer ma peine.
(Henri-Frédéric Blanc)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Les filles de la plaine
détournent la tête d’une mine hautaine
et lasse, fatiguées qu’elles sont
d’être regardées par les garçons.
Mes yeux leur crient: Mesdemoi-
selles! Moi, je ne suis pas
n’importe qui, je suis moi!
(Henri-Frédéric Blanc)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Pourquoi fais-je des poèmes petits comme ça?
Parce ce que c’est plus commode en promenant les chats.
(Henri-Frédéric Blanc)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

J’ai perdu un Monde – l’autre jour!
Quelqu’un l’a-t-il trouvé?
Vous le reconnaîtrez au Bandeau d’Etoiles
Qu’il porte autour du front.
Un Riche – ne le verra peut-être pas -
mais – à mon Oeil frugal -
Il a plus de prix que les Ducats -
Oh trouvez-le – Monsieur – pour Moi!
(Emily Dickinson)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

“Quand viendront les Rouges-Gorges
Si je ne suis plus en vie
Donne au cravaté de Rouge
Une miette Commémorative.
Si dans mon sommeil profond
Je ne puis te dire merci,
Sache que je m’y essaie
Avec la lèvre de Granit!”
(Emily Dickinson)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011
Deux Papillons sortirent à Midi -
Valsèrent au-dessus d’un Pré -
Puis montant droit dans le Firmament
Sur un Rayon, se posèrent -
Et puis – ensemble se laissèrent porter -
Sur une Mer lumineuse -
Pourtant jamais encore, en aucun Port -
N’est – signalée leur venue -
L’Oiseau lointain en a-t-il parlé -
Ont-ils dans la Mer d’Ether
Croisé Frégate, ou Navire marchand -
Je – n’en ai pas – eu vent -
(Emily Dickinson)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Du temps qu’on l’aimait lasse d’elle-même
Elle avait juré d’être cet amour
Elle en fut le charme et lui le poème
La terre est légère aux serments d’un jour
Le vent pleurait les oiseaux de passage
Berçant les mers sur ses ailes de sel
Je prends l’étoile avec un beau nuage
Quand la page blanche a bu tout le ciel
Dans l’air qui fleurit de l’entendre rire
Marche un vieux cheval couleur de chemin
Connais à son pas la mort qui m’inspire
Et qui vient sans moi demander sa main
(Joë Bousquet)
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