D’infinies nostalgies surgissent
nos actes finis, telles de faibles fontaines
qui frémissent et, précoces, retombent.
Mais nos forces joyeuses jaillissent
de leur silence habituel,
se montrant en ces larmes dansantes
(Rilke)
Publié par arbrealettres le 29 juin 2011
D’infinies nostalgies surgissent
nos actes finis, telles de faibles fontaines
qui frémissent et, précoces, retombent.
Mais nos forces joyeuses jaillissent
de leur silence habituel,
se montrant en ces larmes dansantes
(Rilke)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Les canards glissent sur l’étang.
Que font-ils à longueur de temps?
Rien? Non, ils font
du silence.
(Henri-Frédéric Blanc)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011
Je te comble des richesses
qui me restent de mes chants.
Je pénétrerai, léger,
dans ton sommeil pour baiser
les revers de tes paupières
(Rilke)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Il n’y a silence qu’à la source,
corne d’abondance
d’où s’échappe l’infinité de la vie.
Ses éclairs de voyance en nous traversant
nous aveuglent et nous aveuglant
effacent nos ombres dans la nuit
Et si cette nuit-là
comprenait
une autre lumière
(Michel Camus)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

à laquelle autrefois, elle se découvrait.
Depuis longtemps elle ne s’interroge plus:
Qui suis-je? (une parente éloignée?),
et, perdue dans ses pensées,
elle s’affaire, prenant soin
de sa chambre inquiète qu’elle arrange
et ménage, parce que peut être
la jeune fille d’autrefois l’habite encore
(Rilke)
Publié dans poésie | Tagué: (Rilke), autrefois, fille, gants, habiter, jeune, légère, mort, parfum | Laisser un Commentaire »
Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Seule porte ouverte pour sortir de soi,
le silence
Seule porte ouverte pour sortir de la langue,
le silence
Et si le poème s’écrivait
sans sortir du silence
(Michel Camus)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Ecoute le destin entravé qui frappe.
Ta vie se ferme: ouvre la porte à ton enfance.
(Alain Borne)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

la lune est apparue entre les deux nuages
le lac s’est assagi.
Un vieillard suit des yeux
les ronds de fumée blanche
qui montent de sa pipe.
Dans les troncs élagués les vers
dessinent leur chemin.
(Yves di Manno)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011

Enfin une qui
ne fait pas le singe.
(Henri-Frédéric Blanc)
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Publié par arbrealettres le 29 juin 2011
Une rose seule, c’est toutes les roses
et celle-ci: l’irremplaçable,
le parfait, le souple irrévocable
encadré par le texte des choses.
Comment jamais dire sans elle
ce que furent nos espérances,
et les tendres intermittences
dans la partance continuelle.
(Rilke)
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