Arbrealettres

Poésie

Archive pour juillet 2011

Un mulot (André Durand)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011

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Avec un oeil pour regarder, un seul,
sortant de son trou, un mulot
aussi palpitant qu’un brin d’herbe

(André Durand)

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Une mouette solitaire voltige (Chô Hôn)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011


mouette
La pluie frappe l’étang de lotus
Une légère brume enveloppe les saules
Le batelier a disparu on ne sait où
Laissant sa barque vide amarrée
Une mouette solitaire voltige
Eclairée par le soleil couchant

(Chô Hôn)

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La feuille redevient feuille (André Durand)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011

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La feuille redevient feuille
en tombant de l’oiseau impassible
qui l’avait pliée à son vol

(André Durand)

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Un étourneau (André Durand)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011

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Un étourneau du noisetier
sort en louvoyant
des feuilles vivantes

(André Durand)

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Au fond de mes yeux (Jean-Baptiste Besnard)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011



Des lignes colorées se croisent
Et s’entrecroisent
Elles s’allongent et se rétractent
Et se convulsent
Elles s’éclipsent et reparaissent
Au fond de mes yeux
Qui découvrent d’étranges galaxies

(Jean-Baptiste Besnard)

 

 

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La pierre (Jean-Baptiste Besnard)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011



Un fragment contient la totalité
Un homme toutes les souffrances
Un rire toute la joie
Sur les routes de la terre et de la mer
Je vais vers des pays d’ardentes morsures
Alors que les heures s’égrènent
Sous une pluie de sable
Je traverse des forêts que couvent des oiseaux
Dans ce paysage diaphane
Je découvre la solitude
Et mon coeur poli par le silence
Ne bat plus qu’en sourdine
Je bois le lait des étoiles
Le vent liquide et frais
Et deviens la pierre qui ne souffre pas

(Jean-Baptiste Besnard)

 

 

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Tu t’ouvres à l’inconnu (Jean-Baptiste Besnard)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011



Des oiseaux gazouillent
A la pointe de tes seins
Et sur tes lèvres
Un être s’appuie à ton épaule
Et d’un geste esquisse une caresse
Qui cambre tes reins
Un rythme coule le long de tes flancs
Et tu t’ouvres à l’inconnu
Aux spasmes d’une danse
Que tu ignorais
Et qui te révèle à toi-même

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Pascal Renoux

 

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Une nappe de silence (Jean-Baptiste Besnard)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011



Une nappe de silence
S’étale sur la table
Où les pages d’un livre
Ecrasent des souvenirs
Comme des fleurs séchées.

(Jean-Baptiste Besnard)

 

 

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J’écoute le silence (Jean-Baptiste Besnard)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011



J’écoute le silence
Qui engourdit la campagne
Et fige les herbes
Les branches enlacent
La maison qui se tait
Et dont les fenêtres ne vivent que le soir
Avec un coeur de lampe

J’écoute des bruits inaudibles
Celui d’une ombre qui se glisse
Celui d’une goutte d’eau sur la vitre
Celui d’un filet d’air sous la porte
Celui des flammes souples

Parfois le bois crépite
Une poutre craque
Mais le silence redevient si dense
Qu’on pourrait le palper

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration

 

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Mon kayak est tout petit (anonyme eskimo)

Publié par arbrealettres le 18 juillet 2011

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Mon kayak est tout petit
mais tu te serreras contre moi,
Si fort,
Que nous pourrons aller,
Mon doux soleil,
Au-delà de la colline des aigles,
Au-delà du froid et de la misère
Jusqu’aux verts paradis
Où les enfants n’ont jamais faim.

(anonyme eskimo)

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