Si les portes de la perception s’ouvraient,
toutes choses apparaîtraient telles qu’elles sont:
infinies.
(William Blake)
Publié par arbrealettres le 26 août 2011
Si les portes de la perception s’ouvraient,
toutes choses apparaîtraient telles qu’elles sont:
infinies.
(William Blake)
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011

D’une seule caresse
Je te fais briller de tout ton éclat.
(Paul Eluard)
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011
Ce n’est pas Dieu qui nous aime, c’est nous qui l’aimons.
Qui nous tendons vers lui dans le désir d’autre chose,
de quelque chose au—delà de nous,
comme fait l’amour.
Et d’autant plus ardent notre désir qu’il est moins
entendu,
plus profond notre désespoir de comprendre que
nous sommes abandonnés.
Que nous ne sommes aimés de personne.
Qu’y a-t-il de profond comme le manque,
comme l’amour sans réponse?
(Pär Lagerkvist)
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011
A ce souffle à ce soleil d’hier
Qui joint tes lèvres
Cette caresse toute fraîche
Pour courir les mers légères de ta pudeur
Pour en façonner dans l’ombre
Les miroirs de jasmin
Le problème du calme.
(Paul Eluard)
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011
Caresse-moi,
Dit l’une.
Caresse-moi,
Dit l’autre.
En attendant.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011
Les cimes dispersées les oiseaux du soir
Au chevet de la rue
Les échos féminins des baisers
Et dans les abris du désir
La grande obscurité éblouissante
des rebelles qui s’embrassent.
A pleines mains la pluie
Sous les feuilles sous les lanternes
A plein silence les plâtras des heures
Dans les brouettes du trottoir
Le temps n’est pas le maître
Il s’affaisse
Comme un rire étudié
Qui dans l’ennui ne germe pas.
L’eau ignorante
la nuit étourdie
vont se perdre
La solitude falsifie toute présence
Un baiser encore un baiser un seul
Pour ne plus penser au désert.
(Paul Eluard)
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011
Congrès international de la peur
Provisoirement nous ne chanterons pas l’amour,
qui s’est réfugié plus bas que les souterrains.
Nous chanterons la peur, qui rend stériles les embrassades,
nous ne chanterons pas la haine car elle n’existe pas,
seule existe la peur, notre mère et compagne,
la grand-peur des sertöes, des mers, des déserts,
la peur des soldats, la peur des mères, la peur des églises,
nous chanterons la peur des dictateurs, la peur des démocrates,
nous chanterons la peur de la mort et la peur d’après la mort,
et puis nous mourrons de peur
et sur nos tombes pousseront des fleurs jaunes et craintives.
(Carlos Drummond de Andrade)
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011
Quoi de plus concret
que la mort
Quoi de plus abstrait?
(Abdellatif Laâbi)
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Publié par arbrealettres le 26 août 2011
Publié dans poésie | Tagué: (Paul Eluard), abeille, bâillonné, bouche, convoquer, embrasser, fleur, remonter, rouler, silence, soeur | Laisser un Commentaire »