Arbrealettres

Poésie

Archive pour août 2011

La terre les porte (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011

L’abrupt des consciences
tout le jeu des atomes
les yeux du pain
ceux de la pierre face au silence
l’étreinte des mains de chair et d’os
les aréoles de seins
d’une fille qui s’isole au bord de la mer
la terre les porte.

(Jean Follain)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Tout n’est pas dit (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011

Dans ce lieu pur
du soir au matin vont
des bêtes sans pensée
les arbres tremblent
stagne un étang à reflets
les déserts poursuivent leurs mirages
Passent ceux de la race humaine.
Tout n’est pas dit clame
la plus belle.

(Jean Follain)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | 2 Commentaires »

Une jeune fille (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011



Une jeune fille dans la chambre blonde
grandit atrocement belle

(Jean Follain)

Illustration: Andrzej Malinowski

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Tout fait évènement (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011


 

 

Tout fait évènement
pour qui sait frémir.

(Jean Follain)

Illustration: Bernadette Leclercq

 

Publié dans méditations, poésie | Tagué: , , , | Laisser un Commentaire »

Les yeux ouverts (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011

Quand les filles mangent
Loin d’elles on pense
A leur fines fourrures cachées
Aux doigts joints vers un visage
A l’eau qui sur le corps
Ruisselle, glace
Aux douces mains opérant
Une besogne fangeuse
A des bêtes mourant
Avec la vue
De leurs yeux larges ouverts.

(Jean Follain)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Il arrive (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011

Il arrive que pour soi
l’on prononce quelques mots
sur cette étrange terre

(Jean Follain)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , | 2 Commentaires »

L’ennui (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011

Des usines où l’ennui sévit
sortent des ouvriers
qui portent ses couleurs
nul d’entre eux n’a fait le tour du monde
pas plus que la fille qui ramène
le lait glacé et le pain blême
et quand tout le monde est rentré
pour tromper l’attente éternelle
elle chante seule
le chant nuptial
qui vit dans sa rose poitrine.

(Jean Follain)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Un merveilleux silence (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011


Au fond du temps
verdoie
un merveilleux silence

(Jean Follain)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , | Laisser un Commentaire »

Le pain (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011


Elle disait: c’est le pain
et de son lit étroit
le garçon répondait: merci
et la porteuse lisse et noire
déposait la livre à la porte
en bas se crispait
un jardinet sans fleurs
d’elle à lui il n’y eut jamais
que ces paroles sans aigreur
et qui montaient parmi tant d’autres
dans les matins blancs échangées
pour la vie
des corps par le monde.

(Jean Follain)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 2 Commentaires »

La moindre fêlure (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 22 août 2011


La moindre fêlure
d’une vitre ou d’un bol
peut ramener la félicité d’un grand souvenir
les objets nus
montrent leur fine arête
étincellent d’un coup
au soleil
mais perdus dans la nuit
se gorgent aussi bien d’heures
longues
ou brèves.

(Jean Follain)

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | 3 Commentaires »

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 73 followers