
Comment seraient les visages des enfants
de toutes les femmes que j’ai aimées?
(Abd Allâh ibn Yahyâ)
Publié par arbrealettres le 25 septembre 2011

Comment seraient les visages des enfants
de toutes les femmes que j’ai aimées?
(Abd Allâh ibn Yahyâ)
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Publié par arbrealettres le 25 septembre 2011

MALGRÉ TOUT
Malgré
Malgré tout
le mal qu’on nous a fait.
Malgré
tout ce qu’il faut subir
et faire subir aux autres.
Malgré
la guerre
les enfants mutilés, martyrisés
l’enfer que tant de nous s’infligent
et infligent aux autres.
Malgré
malgré tout
ne dressons pas le mal
et le bien face à face.
Ils vont, ils sont ensemble
en nous
et dans le cours aventureux des siècles.
En face du mal
en face du bien
Il n’y a rien
rien que la vie ensemble
(Henry Bauchau)
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Publié par arbrealettres le 24 septembre 2011

La joie
est la semence de l’âme
(Abd Allâh ibn Yahyâ)
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Publié par arbrealettres le 24 septembre 2011

Il y avait une jeune fille prénommée Bright
dont la vitesse dépassait celle de la lumière.
Un jour, elle s’engagea sur une route relative
et arriva la nuit précédente.
(A.H. Reginald Buller)
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Publié par arbrealettres le 24 septembre 2011

SI TU PEUX
Si tu peux
prier
demande une âme vide
attentive
et ne présumant pas de ses forces.
Tu sens
et si c’est voir, tu vois
tes branches suivre la courbe
inespérée du vent.
(Henry Bauchau)
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Publié par arbrealettres le 24 septembre 2011

LES PÉTALES DE JUIN
La pivoine déliée
Par un geste de silence
Abandonne sur la table
Les pétales odorants
De la divine abondance
Et dans l’autre liturgie
Grands dieux animaux rêvant
Dans l’ombre aux fastes cruels
Aux vestiges adorants
De la caverne abolie
(Henry Bauchau)
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Publié par arbrealettres le 24 septembre 2011

L’OEUVRE
Prière
patience
simplicité
et toi aussi, colère
d’écrire
avec les Grandes Mains
qui nous rêvent.
(Henry Bauchau)
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Publié par arbrealettres le 24 septembre 2011

ÉLOGE DU BLEU
Les grandes ailes
Qui traversent la mer
Portent ton oiseau noir
Jusqu’à l’obscur
Etincelant
(Henry Bauchau)
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Publié par arbrealettres le 24 septembre 2011

LES PROMENEUSES DU SOIR
Eloge
Eloge des sommeils d’amies
Eloge d’épouses de doges
Et de stratèges villes grèges
Ocrées de ceinturons de briques
Eloge à pas de somnambule
Des noctambules promeneuses
Noires cavales de bijoux
Plus grandes, couples sans époux
Que des reines prostituées
Eloge de mélancolie
Femme pour un temps d’avène
Femme pour un temps d’exil
Est-ce que l’enfance était plus claire
Etait plus sombre que mémoire
Que les pas
les palais
les pavés du hasard
(Henry Bauchau)
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Publié par arbrealettres le 24 septembre 2011

LE LIERRE DE PARC-TRIHORN
Je sais que je ne suis qu’un lierre
Je sais que je ne suis qu’un lien
J’étreins mon arbre et ne le connais pas
(Henry Bauchau)
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