Si étincelantes
les jeunes feuilles, les feuilles vertes
dans la lumière du soleil
(Basho)
Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
Si étincelantes
les jeunes feuilles, les feuilles vertes
dans la lumière du soleil
(Basho)
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
Un camélia tombe
un coq chante
un autre camélia tombe
(Baishitsu)
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
Il y en a partout qui posent leur sac
sur le trottoir, autour du marché,
et qui respirent avant de repartir.
Celui-ci a posé le sien et il s’appuie
à bout de forces sur sa canne.
Sa figure de terre s’accroche à tous
comme pour dire:
“Vous ne voyez donc pas…?”
Nul ne peut se charger, un samedi,
d’un vieux qui va mourir.
(Georges-L. Godeau)
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
J’ai huit ans. Mon père est mort.
Le soir à ma maison, je suis seul,
j’apprends mes leçons à haute voix
en attendant ma mère.
Quand elle tarde, je prépare le feu,
je dîne et je me couche.
Les yeux ouverts, j’écoute les bruits de la nuit.
Parfois, les voisins inquiets ouvrent la porte
sur la pointe des pieds.
Ils me prennent pour un enfant.
(Georges-L Godeau)
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
Aurait-il plu cette nuit?
La flaque d’eau a saisi
Une feuille morte en gelant
(Ueda Akinari)
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
Au fond du jardin,
à l’hôpital,
les chambres mortuaires.
Sur une porte, le nom de mon père.
Tout le monde peut le voir une dernière fois.
Bien rasé, buste haut, il pavane
comme un général sur un chariot tout blanc.
Autour, des chaises pour s’asseoir avec lui.
Quand on se lève pour partir,
il ne fait plus rien pour vous retenir.
Lui dire à demain ne le concerne plus.
(Georges-L. Godeau)
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
Cuits à la vapeur
les gâteaux tout joyeux
il met dans sa manche
(Kikaku)
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Publié par arbrealettres le 20 octobre 2011
Une rose seule, c’est toutes les roses
et celle-ci: l’irremplaçable,
le parfait, le souple vocable
encadré par le texte des choses.
Comment jamais dire sans elle
et que furent nos espérances,
et les tendres intermittences
dans la partance continuelle.
(Rilke)
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