Sur le pont d’Avignon,
L’on y danse, l’on y danse,
Sur le pont d’Avignon
L’on y danse tout en rond.
Les belles dames font comme ça
Et puis encore comme ça.
Sur le pont d’Avignon
L’on y danse tout en rond.
Sur le pont d’Avignon,
L’on y danse, l’on y danse,
Sur le pont d’Avignon
L’on y danse tout en rond.
Les messieurs font comme ça
Et puis encore comme ça.
Sur le pont d’Avignon,
L’on y danse, l’on y danse,
Sur le pont d’Avignon
L’on y danse tout en rond.
[...]
Les jardiniers font comm’ ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Les couturiers font comm’ ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Les vignerons font comm’ ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Les blanchisseus’s font comm’ ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Les officiers font comme ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Les bébés font comme ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Les musiciens font comme ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Et les abbés font comme ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Et les gamins font comme ça
Et puis encore comm’ ça
[...]
Les laveuses font comme ça
Et puis encore comm’ ça
Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot,
Prête-moi ta plume
Pour écrire un mot.
Ma chandelle est morte,
Je n’ai plus de feu ;
Ouvre-moi ta porte,
Pour l’amour de Dieu.
Au clair de la lune,
Pierrot répondit :
« Je n’ai pas de plume,
Je suis dans mon lit.
Va chez la voisine,
Je crois qu’elle y est,
Car dans sa cuisine
On bat le briquet. »
Au clair de la lune,
L’aimable Lubin;
Frappe chez la brune,
Elle répond soudain :
-Qui frappe de la sorte ?
Il dit à son tour :
-Ouvrez votre porte,
Pour le Dieu d’Amour.
Au clair de la lune,
On n’y voit qu’un peu.
On chercha la plume,
On chercha le feu.
En cherchant d’la sorte,
Je n’sais c’qu’on trouva ;
Mais je sais qu’la porte
Sur eux se ferma..
J’ai perdu le do de ma clarinette (2 fois)
Ah! Si papa savait ça, tralala, (2 fois)
Il dirait : « Ohé !» (2 fois)
Tu n’connais pas la cadence,
Tu n’sais pas comment on danse,
Tu n’sais pas danser au pas cadencé.
Au pas, camarade (2 fois)
Au pas, au pas, au pas
Au pas camarade, (2 fois)
Au pas, au pas, au pas.
(Continuer avec toutes les notes de la gamme : ré, mi, fa, sol, la, si, do)
Il pleut, il pleut bergère
Presse tes blancs moutons
Allons sous ma chaumière
Bergère vite allons
J’entends sous le feuillage
L’eau qui tombe à grand bruit
Voici, venir l’orage,
voici l’éclair qui luit
Entends tu le tonnerre ?
Il roule en approchant
Prends un abri bergère,
à ma droite en marchant
Je vois notre cabane
Et tiens voici venir
Ma mère et ma soeur Anne
qui vont l’étable ouvrir
Bonsoir, bonsoir ma mère
Ma soeur Anne bonsoir
J’amène ma bergère
Près de nous pour ce soir
Va te sécher, ma mie
Auprès de nos tisons
Soeur, fais lui compagnie
Entrez petits moutons
Soignons bien, oh ma mère,
Son tant joli troupeau
Donnez plus de litière
A son petit agneau
C’est fait allons près d’elle
Eh bien donc te voilà
En corset qu’elle est belle
Ma mère voyez la
Soupons, prends cette chaise
Tu seras près de moi
Ce flambeau de mélèze
Brûlera devant toi
Goûte de ce laitage
Mais tu ne manges pas ?
Tu te sens de l’orage,
Il a lassé tes pas
Eh bien voilà ta couche,
Dors-y bien jusqu’au jour,
Laisse moi sur ta bouche
Prendre un baiser d’amour
Ne rougis pas bergère,
Ma mère et moi demain,
Nous irons chez ton père
Lui demander ta main
Ah ! Vous dirai-je, Maman,
Ce qui cause mon tourment ?
Depuis que j’ai vu Silvandre,
Me regarder d’un air tendre ;
Mon cœur dit à chaque instant :
« Peut-on vivre sans amant ? »
L’autre jour, dans un bosquet,
De fleurs il fit un bouquet ;
Il en para ma houlette
Me disant : « Belle brunette,
Flore est moins belle que toi ;
L’amour moins tendre que moi. »
« Etant faite pour charmer,
Il faut plaire, il faut aimer.
C’est au printemps de son âge
Qu’il est dit que l’on s’engage ;
Si vous tardez plus longtemps,
On regrette ces moments. »
Je rougis et par malheur
Un soupir trahit mon cœur.
Sylvandre, en amant habile,
Ne joua pas l’imbécile :
Je veux fuir, il ne veut pas
Jugez de mon embarras.
Je fis semblant d’avoir peur.
Je m’échappai par bonheur ;
J’eus recours à la retraite,
Mais quelle peine secrète
Se mêle dans mon espoir,
Si je ne puis le revoir !
Bergères de ce hameau,
N’aimez que votre troupeau ;
Un berger, prenez-y garde,
S’il vous aime, vous regarde
Et s’exprime tendrement,
Peut vous causer du tourment.