Arbrealettres

Poésie

Archive pour octobre 2011

Pomme de reinette et pomme d’api (Anonyme)

Publié par arbrealettres le 19 octobre 2011



Pomme de reinette
Et pomme d’api
Tapis tapis rouge
Pomme de reinette
Et pomme d’api
Tapis tapis gris

Cache ta main derrière ton dos
Ou j’te donne un coup d’marteau…

Pomme de reinette
Et pomme d’api
Tapis tapis rouge
Pomme de reinette
Et pomme d’api
Tapis tapis gris

(Anonyme)

Illustration: Silvia Vassileva

 

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Dansons la capucine (Anonyme XIXème siècle)

Publié par arbrealettres le 19 octobre 2011



Dansons la capucine

Dansons la capucine
Y a pas de pain chez nous
Y en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous
You!!!

Dansons la capucine
Y’a pas de vin chez nous
Y’en a chez lavoisine
Mais ce n’est pas pour nous
You!!!

Dansons la capucine
Y’a pas de feu chez nous
Y’en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous
You!!!

Dansons la capucine
Y’a du plaisir chez nous
On pleur’ chez la voisine
On rit toujours chez nous
You!!!

(Anonyme XIXème siècle)

Illustration: Edward Henry Potthast

 

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Ah ! vous dirai-je, maman (Anonyme XVIII ème siècle)

Publié par arbrealettres le 19 octobre 2011



Ah ! vous dirai-je, maman,
Ce qui cause mon tourment.
Papa veut que je raisonne,
Comme une grande personne.
Moi, je dis que les bonbons
Valent mieux que la raison.

(Anonyme XVIII ème siècle)

 

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À la claire fontaine m’en allant promener (Anonyme XVIIIème siècle)

Publié par arbrealettres le 19 octobre 2011



À la claire fontaine
M’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si belle
Que je m’y suis baigné

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai.

Sous les feuilles d’un chêne,
Je me suis fait sécher.
Sur la plus haute branche,
Le rossignol chantait.

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai.

Chante, rossignol, chante,
Toi qui as le cœur gai.
Tu as le cœur à rire…
Moi je l’ai à pleurer.

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai.

J’ai perdu mon amie
Sans l’avoir mérité.
Pour un bouquet de roses
Que je lui refusais…

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierais

Je voudrais que la rose
Fût encore au rosier,
Et que ma douce amie
Fût encore à m’aimer.

Il y a longtemps que je t’aime,
Jamais je ne t’oublierai

(Anonyme XVIIIème siècle)

Illustration: Pierre Duchesne

 

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Alouette, gentille Alouette (Anonyme)

Publié par arbrealettres le 19 octobre 2011



Alouette, gentille Alouette
Alouette, je te plumerai.
Je te plumerai la tête,
Je te plumerai la tête,
Et la tête, et la tête,
Alouette, Alouette, Aaaah…
Alouette, gentille Alouette,
Alouette, je te plumerai.
Alouette, gentille Alouette,
Alouette, je te plumerai.
Je te plumerai le bec,
Je te plumerai le bec,
Et le bec, et le bec,
Et la tête, et la tête,
Alouette, Alouette, Aaaah…
Alouette, gentille Alouette,
Alouette, je te plumerai.
et le nez… et le dos… et les jambes…
et les pieds… et les pattes… et le cou.

(Anonyme)

 

 

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Il était un petit homme (Anonyme)

Publié par arbrealettres le 19 octobre 2011



Il était un petit homme, pirouette, cacahouète
Il était un petit homme
qui avait une drôle de maison

Sa maison est en carton, pirouette, cacahouète
Sa maison est en carton
ses escaliers sont en papier.

Le premier qui y mont’ra, pirouette, cacahouète
Le premier qui y mont’ra
se cassera le bout du nez.

C’est le facteur qui y est monté, pirouette, cacahouète
C’est le facteur qui y est monté
il s’est cassé le bout du nez.

On lui a raccommodé, pirouette, cacahouète
On lui a raccommodé
avec du joli fil doré.

Le fil doré s’est envolé, pirouette, cacahouète
Le fil doré s’est envolé
le bout du nez s’est envolé.

Un avion à réaction, pirouette, cacahouète
Un avion à réaction
a rattrapé le bout du nez.

Mon histoire est terminée, pirouette, cacahouète
Mon histoire est terminée.
Messieurs, mesdames applaudissez.

(Anonyme)

Illustration: Manola C.

 

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Les mensonges (Anonyme XVIIIème siècle)

Publié par arbrealettres le 19 octobre 2011



Les mensonges

Ah j’ai vu, j’ai vu
Compère qu’as-tu vu ?
J’ai vu une vache
Qui dansait sur la glace
A la Saint Jean d’été
Compère vous mentez

Ah j’ai vu, j’ai vu
Compère qu’as-tu vu ?
J’ai vu une grenouille
Qui faisait la patrouille
Le sabre au côté
Compère vous mentez

Ah j’ai vu, j’ai vu
Compère qu’as-tu vu ?
Ah j’ai vu un loup
Qui vendait des choux
Sur la place Labourée
Compère vous mentez

Ah j’ai vu, j’ai vu
Compère qu’as-tu vu ?
J’ai vu une anguille
Qui coiffait sa fille
Pour s’aller marier
Compère vous mentez.

(Anonyme XVIIIème siècle)

 

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Jamais, avez-vous dit (Alfred de Musset)

Publié par arbrealettres le 18 octobre 2011



Jamais, avez-vous dit, tandis qu’autour de nous
Résonnait de Schubert la plaintive musique ;
Jamais, avez-vous dit, tandis que, malgré vous,
Brillait de vos grands yeux l’azur mélancolique.

Jamais, répétiez-vous, pâle et d’un air si doux
Qu’on eût cru voir sourire une médaille antique.
Mais des trésors secrets l’instinct fier et pudique
Vous couvrit de rougeur, comme un voile jaloux.

Quel mot vous prononcez, marquise, et quel dommage
Hélas ! Je ne voyais ni ce charmant visage,
Ni ce divin sourire, en vous parlant d’aimer.

Vos yeux bleus sont moins doux que votre âme n’est belle.
Même en les regardant, je ne regrettais qu’elle,
Et de voir dans sa fleur un tel cœur se fermer.

(Alfred de Musset)

Illustration: Frank Cadogan Cowper

 

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Le bois amical (Paul Valéry)

Publié par arbrealettres le 18 octobre 2011



Le bois amical

Nous avons pensé des choses pures
Côte à côte le long des chemins,
Nous nous sommes tenus par les mains
Sans dire… parmi les fleurs obscures ;

Nous marchions comme fiancés
Seuls, dans la nuit verte des prairies ;
Nous partagions ce fruit de féeries
Et ma lune amicale aux insensés.

Et puis, nous sommes morts sur la mousse,
Très loin, tout seuls parmi l’ombre douce
De ce bois intime et murmurant ;

Et là-haut, dans la lumière immense,
Nous nous sommes trouvés en pleurant
O mon cher compagnon de silence !

(Paul Valéry)

 

 

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Pourquoi verte, l’éternité? (Pierre Emmanuel)

Publié par arbrealettres le 18 octobre 2011



Pourquoi verte, l’éternité?
Ô douloureuse, ô ineffable
fougère encore repliée

Qui n’a senti en lui crier
les premières feuilles des arbres
ne sait rien de l’éternité.

(Pierre Emmanuel)

 

 

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