
A peine deux soupirs et quelques pointillés
puis le silence opime après la pâmoison pieuse des étoiles…
(Jacques Rabemananjara)
Publié par arbrealettres le 30 octobre 2011

A peine deux soupirs et quelques pointillés
puis le silence opime après la pâmoison pieuse des étoiles…
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 30 octobre 2011

Dans la courbe des longs sourcils
j’ai appris à l’apprivoiser, le vif hiéroglyphe,
que d’un coup de paraphe a garanti pour nous les pages blanches du bonheur.
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 30 octobre 2011

Loin des miasmes d’hier et de la mare aux hérésies
Qui saurait mieux que nous respirer, O Parfaite,
le fondu d’astre mûr qu’exhalent en été
les jambrosas du Cap Masoala !
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 30 octobre 2011

Le coeur est resté pur comme un vol d’hirondelle au ras des vagues matinales
et l’entaille dont j’ai griffé la poitrine de l’Interdit
s’est mise à la couleur belle de ta nativité.
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 29 octobre 2011

Je mords ta chair vierge et rouge
avec l’âpre ferveur
du mourant aux dents de lumière,
Madagascar!
Un viatique d’innocence
dans mes entrailles d’affamé,
je m’allongerai sur ton sein avec la fougue
du plus ardent de tes amants,
du plus fidèle,
Madagascar!
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 29 octobre 2011

Je te reconnais entre cent, entre deux,
Je te reconnais entre mille à ton clin de cil prémonitoire.
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 29 octobre 2011

Quel mortel au front faste
connaîtra du pur Rayon
les caresses tant désirées,
le baiser tant attendu,
l’étreinte des bras invisibles?
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 29 octobre 2011

Qu’importent le hululement des chouettes,
le vol rasant et bas
des hiboux apeurés sous le faîtage
de la maison incendiée ! oh, les renards,
qu’ils lèchent
leur sale peau puante du sang des poussins,
du sang auréolé des flamants roses !
Nous autres, les hallucinés de l’Azur,
nous scrutons éperdument tout l’infini bleu de la nue,
Madagascar !
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 29 octobre 2011

Quelle résonance!
Les mots
fondent dans ma bouche :
le miel des claires saisons
dans le mystère de tes sylves,
Madagascar!
(Jacques Rabemananjara)
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Publié par arbrealettres le 29 octobre 2011

Là-bas, là-bas,
aux limites de tes yeux bleus,
se profilent parmi tes charmes, ô Sibylle,
les rives du bonheur,
deux cygnes fabuleux
harmonieusement
glissent sur le sommeil des ondes immobiles.
Ton destin est le mien!
Cygne blanc, cygne noir que pousse à la dérive
le haut courant de l’aventure.
(Jacques Rabemananjara)
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