
Et si tu n’étais présent
en ce monde
que pour donner naissance
à cette forme invisible
qui se tient dans ta voix
Ce corps aérien
(Jean-Louis Giovannoni)
Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Et si tu n’étais présent
en ce monde
que pour donner naissance
à cette forme invisible
qui se tient dans ta voix
Ce corps aérien
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Il n’est en ce monde
aucun vide
qui ne soit lié à un corps
aucun vide
qui ne nomme
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Je sens
que brûle dans mes veines
le sang,
flamme rouge qui consume
les passions dans mon coeur.
Femmes, versez de l’eau,
par pitié.
Lorsque tout s’embrase,
quelques étincelles seulement
s’envolent au vent.
Le front vers la terre, l’esprit au ciel,
je marchais, je marchais,
lançant ma vie en quête d’un désir
sur le sentier du temps.
Et près d’un chemin gris
je vis une venelle en fleur
et une rose
de lumière, pleine de vie
et de douleur.
Femme, fleur éclose du jardin,
les roses sont ainsi que ta chair vierge
avec leur senteur ineffable et subtile
et leur nostalgie de tristesse.
(Federico Garcia Lorca)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Quand seras-tu en toi
comme vent dans le vent
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Toute chose est éventail.
Frère, ouvre les bras.
Dieu est point.
(Federico Garcia Lorca)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Tu sens bien qu’il te faudrait un regard
qui touche
qui entre dans les choses
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Aujourd’hui, comme hier,
comme avant-hier,
comme toujours,
je marche jusqu’à la barrière de ta maison.
Je vois, toute blanche,
la chanson fleurie de ton bonheur
en une farandole de parterres.
Mon cœur amoureux
se faufile à travers les buissons.
Zigzaguant d’un souffle heureux,
il parvient près de la fenêtre ouverte.
Là, attentif un instant à la chaleur de cet écrin,
il contemple, penaud, le décor de ta vie:
les tentures suaves aux couleurs d’automne,
les tapisseries fleuries et les vases en offrandes d’effluves.
Puis mon cœur s’immisce jusqu’à l’antre de vie.
Tu ne le vois pas, affairée que tu es au partage du repas.
Alors, tout doucement, il se loge dans un coin de la cuisine,
attiré, subjugué par toutes les senteurs paisibles
qui virevoltent dans la pièce.
Il te contemple.
Toi tu ne le vois pas.
Il te regarde longtemps, longtemps.
S’enivrant de ton parfum,
il accroche de multiples soupirs de bonheur
à chacun de tes gestes, pensant, naïf,
que tous ces papillons invisibles
t’étourdiront de leurs ailes magiques,
décidant ainsi ton regard cruel à plus de tendresse à son égard.
Il dépose en l’intimité de tes mains,
ses envies de caresses, parsème ta longue chevelure d’étoiles pailletées
afin de se perdre en une nuit étoilée.
Il orne ta gorge d’un collier de murmures puis,
en rougissant, dessine au creux de tes reins ses offrandes de désirs.
Il t’entend alors chanter une futile comptine,
bercé par la douce mélodie de ta voix de laine,
il bat le rythme de la mélopée
de ses palpitations enfantines.
Mon cœur gorgé de tendresse,
les larmes de son amour au bord des lèvres,
se prend à crier, à hurler sa détresse,
lorsque la porte s’ouvre et que ton mari entre.
(Joël Disez)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

J’ai son email
Son cœur au bout du clavier
J’ai son visage
Et l’envie d’elle
Sans jamais l’avoir touchée
Dois-je sauver ? (dois-je sauver ?)
Ou bien abandonner ?
Pomme, c’est un homme et une femme
Et c’est tout un programme
Un ciel artificiel
Pomme, qui m’allume et qui me quitte
On s’aime trop vite
Nos vies c’est le virtuel
Elle m’écrit
Mais mon écran
Formate les sentiments
Mais j’imagine qu’une machine
Ne peut que faire semblant
Ma déesse, elle (ma déesse, elle)
N’est pas vraiment belle
Pomme, c’est un homme et une femme
Et c’est tout un programme
Un ciel artificiel
Pomme, qui m’allume et qui me quitte
On s’aime trop vite
C’est le vi-c’est le virtuel
Un peu d’amour, copié-collé
Un peu d’amour, pomme c
Un peu d’amour téléchargé
Un peu d’amour à sauver, à sauver
Mais l’amour n’est pas virtuel
Pomme, c’est un homme et une femme
Et c’est tout un programme
Mais l’amour n’est pas virtuel
Pomme, qui m’allume et qui me quitte
On s’aime trop vite
C’est le vi-c’est le virtuel
Dois-je sauver
Ou bien dois-je abandonner ?
(Calogero)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Les canards glissent sur l’étang.
Que font-ils à longueur de temps?
Rien? Non, ils font
du silence.
(Henri-Frédéric Blanc)
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Publié par arbrealettres le 22 novembre 2011

Les vers de terre
s’enfoncent dans le sol
pour ne pas tomber amoureux
des étoiles.
(Yvan Audouar)
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