
Une île. Une île.
Une algue
Où s’accrocher.
Une île
Pour prendre pied.
(Guillevic)
Publié par arbrealettres le 21 novembre 2011

Une île. Une île.
Une algue
Où s’accrocher.
Une île
Pour prendre pied.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 21 novembre 2011
L’étang doit savoir
Et sous la lumière de la lune
Il en dort mal.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 21 novembre 2011

Peut-être tu n’acceptais pas
D’être la rose, toi qui sais
A l’intérieur comment on est.
***
Rozenn
Rozenn, pa vezi tremenet
Dre ma ne helle beza eo.
Marteze ne houzanves ket
Da voud ar rozenn, c’hwi a oar
En diabarz penaoz emer.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 21 novembre 2011
Rester encore un peu
A regarder la rose
Essayer de donner
Couleur à son désir.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 20 novembre 2011

Fulgure encore, aile dorée,
Sur mon arpent désert,
En vain cherchant
Semblance de vallon et de clairière.
Où les passions demeurent
Surgissent peu de fleurs,
Trop loin de cette colline remémorée.
***
Flash again, golden wing,
Across my sterile plot,
Seeking in vain
Similitude of glade and dell.
Where human passions dwell
Few flowers spring,
Too far from that remembered bill.
(Kathleen Raine)
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Publié par arbrealettres le 20 novembre 2011

Ton vêtement au rebut,
Ce corps d’argile
Tombeau qui voile à la vue
L’homme de lumière,
Tu scintilles, mais si lointain.
***
Your garment cast away,
This body’s clay
The grave that shrouds from sight
The man of light,
Bright, but how far you are.
(Kathleen Raine)
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Publié par arbrealettres le 20 novembre 2011

L’ombre des collines sur le loch tranquille,
Mystérieuse terre verte et vierge
Dont le soleil a la fraîcheur de l’eau,
Dont les pierres ne blessent pas, semble
La patrie de l’âme, cette route lasse
Le pays obscur vu dans un miroir.
***
Shadow of hills on the still loch, mysterious
Inviolate green land, whose sun is cool as water,
Whose stones bruise not,
Seems soul’s native place, this weary road
The dark country in a glass.
(Kathleen Raine)
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Publié par arbrealettres le 20 novembre 2011

De l’aride billbergia les feuilles rigides
Décrivent chacune leur parabole. Lent
L’influx que l’eau reçoit de l’air,
L’air de l’espace tourbillonnant,
Vient à son terme, meurt et se fige.
Ici-bas comme là-haut,
Tracé par la danse des étoiles.
***
Arid bilbergia’s rigid leaves
Describe each its parabola. Slow the flow
Water takes from air, air from swirling space,
Comes to its term, to standstill dies.
As above, so below,
Traced by figures of the dancing stars.
(Kathleen Raine)
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Publié par arbrealettres le 20 novembre 2011

Ce que garde la main —
Si peu du flux du temps
Tout ce que nous savons;
Mais du coeur de ceux qui passent,
Le moment d’une vie se dilate
Dans le présent sans bornes de la mort :
Sans refuge leur état, et le nôtre.
***
What the hand holds —
So little of time’s flow
The all we know;
But from their hearts who pass,
The lifelong moment breaks
Into death’s boundless now:
Shelterless their state, and ours.
(Kathleen Raine)
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Publié par arbrealettres le 20 novembre 2011

Je savais peu de toi, moins encore de moi,
J’aimai d’un coeur aveugle je ne savais qui,
Ni où le regard de l’amour s’enracinait,
Ignorante qui t’ai adoré et blessé.
***
Little of what you were, less of myself I knew,
Loved with my blind heart I knew not who,
Nor from what root love’s recognition grew,
Who in my ignorance worshipped and wounded you.
(Kathleen Raine)
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