Archive pour novembre 2011
Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Par les branches
indécises
allait une demoiselle
qui était la vie.
Par les branches
Indécises.
A son petit miroir
se reflétait le jour
qui était la splendeur
de son front pur.
Par les branches
indécises.
Dans la nuit, égarée,
elle allait versant
des pleurs de rosée,
captive du temps.
Par les branches
indécises.
(Federico Garcia Lorca)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Le baiser de la pluie au jardin provincial
Laisse un rythme troublant sur les feuilles des arbres
Et la sereine odeur de la terre mouillée
Inonde notre coeur d’une tristesse vague.
(Federico Garcia Lorca)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Le silence de la nuit ronde
Sur la portée
De l’infini.
Je sors tout nu dans la rue,
Ivre de vers
Perdus.
Le noir, criblé
De chants de grillons
Retient le feu follet
Mort
Du son,
Cette lumière musicale
Que perçoit
L’esprit.
Les squelettes de mille papillons
Dorment dans mon enceinte.
Il passe une jeunesse de brises folles
Sur le fleuve.
(Federico Garcia Lorca)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Onde, où t’en vas-tu?…
Onde, où t’en vas-tu?
Je m’écoule en riant
jusqu’au bord de la mer.
Nuit, où t’en vas-tu?
Remontant le cours d’eau, je cherche
la fontaine où me reposer.
Que fais-tu, toi, peuplier?
Je ne veux rien te dire.
Je ne puis que trembler!
Où lancer mes désirs
par le fleuve et la mer?
(Quatre oiseaux se sont posés
sans but sur le haut peuplier.)
(Federico Garcia Lorca)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

C’est toujours son propre regard
que l’on voit sur les choses
et non ce qu’elles sont
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Peut-être que le silence
nous est intolérable
parce qu’il garde en lui
trop de présence
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Et si l’immobile
vivait dans un temps
où tu n’es pas
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Qui prononce
le nom invisible d’une chose
la délivre
la porte hors d’elle-même
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Quand nous nous taisons
nous croyons vivre en dehors de nos mots
alors que nous sommes
par ce silence même
dans leur corps
(Jean-Louis Giovannoni)
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Publié par arbrealettres le 26 novembre 2011

Et si nous étions à la fois enfermés
au-dedans
et au-dehors
(Jean-Louis Giovannoni)
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