Mon âme rétrécit un peu chaque matin.
Qu’y mettre à la place?
Rien n’y tient: la greffe est illusoire.
Corps stigmatisé,
traverse de vent, de grain, d’outrage,
en appui sur le vide, aimanté par l’oubli.
(Béatrice Libert)
Publié par arbrealettres le 26 décembre 2011
Mon âme rétrécit un peu chaque matin.
Qu’y mettre à la place?
Rien n’y tient: la greffe est illusoire.
Corps stigmatisé,
traverse de vent, de grain, d’outrage,
en appui sur le vide, aimanté par l’oubli.
(Béatrice Libert)
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Publié par arbrealettres le 26 décembre 2011
Les rumeurs de la terre
Aux sentes de ta soif
Ont libéré ta voix
Surprise par leurs charmes
Et les creux de tes pas
De pluie gonflés de larmes
Laissent écouter la paix
D’un nouveau ciel d’espoir.
(Christine Lièvre)
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Publié par arbrealettres le 26 décembre 2011
L’hiver à tire-d’aile
dessine des oiseaux
qui laissent en sifflant
d’invisibles sillages.
Tel est le coeur parmi les ronces
dans l’hiver cloué de brûlots
et la citerne aux mains des lierres
et le doute piégé de l’espoir.
(Frédéric-Jacques Temple)
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Publié par arbrealettres le 26 décembre 2011

Je cherche un visage qui me ressemble
Mon miroir est trop plein
Mille femmes m’y contemplent
Toutes me ressemblent
Toutes me disent leur vérité
Ce silencieux mensonge
Dans tes yeux, il y avait un lac
J’y ai vu le reflets des hauts tant espérés
Mais si lointains
Dans tes yeux, j’ai vu l’espoir d’un seul visage
Mais vivant
Multiple
Où se résorberaient toutes les dérobades
N’est-ce pas moi dans ton regard?
Y serai-je jamais…
Je voudrais tant voir ce que taisent mes yeux
Soulever le voile de mon sourire
Dis-moi ce que tu vois
Dis-moi la femme au visage informe
Que je lui donne son nom
Qu’elle naisse de tant d’images mêlées
Laisse moi être auprès de toi
Je veux naître d’entre tes mains
D’entre ta voix
Je veux naître de t’aimer
Et oublier
Ne serait-ce qu’un instant
L’isolement de la femme aux mille visages
(Leïla Zhour)
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Publié par arbrealettres le 25 décembre 2011
J’ai déjà
Traversé le clair.
Maintenant j’avance
Dans le noir.
Ce noir
Presque parfait,
J’ai l’espoir
De le traverser aussi -
Vers quelle autre effervescence?
(Guillevic)
Publié dans poésie | Tagué: (Guillevic), avancer, clair, effervescence, espoir, noir, parfait, presque, traverser | 2 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 25 décembre 2011
Ah! ce cri d’un sifflet dans la campagne
Quand les trains à vapeur s’en allaient dans le soir,
Emportant un souvenir qu’un regret accompagne,
Porteur de nos espoirs et de nos désespoirs.
Se prolonge et s’allonge ce cri dans la nuit
Du train de nos envols et de nos rêves rétrécis.
Le train qui siffle, si triste pour les humains.
Le bonheur de trouver des mots purs et lointains
Pour dire la peine du monde immonde
Qui nous enchasse et nous inonde
De la lointaine image qui nous trompe et s’estompe
Dans la la nuit où tout fuit
Avec le train qui s’enfuit,
Emportant nos regrets et nos désespoirs
Avec l’image invétérée de l’être aimé
Qui se dilue dans ce long cri du sifflet.
Un train, la nuit, un sifflet qui s’enfuit.
Dans la nuit, le sifflet pur et strident
S’envole doucement vers le firmament
Et rappelle au poète épris de nostalgie
Le bonheur d’être triste en ses mélancolies.
Un train qui s’en va, qui siffle et qui fuit
Avant que ne tombe infiniment la nuit.
(Pierre Gunst-Horn)
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Publié par arbrealettres le 25 décembre 2011
ce que garde la montagne de notre désir
elle nous le rend en silence
au brisé de notre âme
comme si l’amour n’était pas que pureté minérale
comme si la plénitude n’était pas la neige.
(Sylvie Fabre G)
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Publié par arbrealettres le 25 décembre 2011
Je suis le cerf, toi le chevreuil,
Tu es l’oiseau, moi le tilleul,
Toi le soleil et moi la neige,
Tu es le jour et moi le rêve.
La nuit, des lèvres du dormeur,
Un oiseau d’or vole vers toi,
Voix claire, aile aux vives couleurs,
Qui te dit le chant de l’amour,
Qui te dit ma chanson à moi.
(Pour Ruth Wenger)
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Liebeslied
Ich bin der Hirsch und du das Reh,
Der Vogel du und ich der Baum,
Die Sonne du und ich der Schnee,
Du bist der Tag und ich der Traum.
Nachts aus meinem schlafenden Mund
Fliegt ein Goldvogel zu dir,
Hell ist seine Stimme, sein Flügel bunt,
Der singt dir das Lied voll der Liebe,
Der singt dir das Lied von mir.
(für Ruth Wenger)
(Hermann Hesse)
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Publié par arbrealettres le 25 décembre 2011
Le rectangle neigeux dans sa housse de pépiements
puis le mur croulé
assurant une garde un peu triste,
enfin la maison aux ouvertures transies.
Le temps nous les dissimule.
Un mot seul les efface.
Néanmoins, ils sont là,
adossés au talus
que l’œil ne cesse de gravir.
(Michel Dugué)
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Publié par arbrealettres le 25 décembre 2011
Comme la neige des montagnes tu es pure;
Comme la nuit d’hiver, tu es pensive;
Comme la flamme du Nord, tu rayonnes:
Tu es du chaos noir la fille lumineuse.
(Vladimir Soloviov)
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