
Le crépuscule resplendit
sur le dos d’un oiseau.
Nous l’avons vu ensemble.
Nous avons souri.
Ta main s’est retrouvée
dans la mienne.
(Yannis Ritsos)
Publié par arbrealettres le 1 février 2012

Le crépuscule resplendit
sur le dos d’un oiseau.
Nous l’avons vu ensemble.
Nous avons souri.
Ta main s’est retrouvée
dans la mienne.
(Yannis Ritsos)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

Tu disais :
j’aime tes cheveux,
tes ongles,
ta langue.
Sur les dalles du couloir,
dans l’obscurité,
on entendait les pas
des gardiens.
(Yannis Ritsos)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

C’était la guerre,
c’était l’amour.
Tous les deux nous étions morts.
Nous avons rassemblé les morts et les blessés.
Nous les avons déshabillés.
Nous nous sommes couchés.
(Yannis Ritsos)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

J’ai lutté contre l’arbre.
Je l’ai jeté à terre.
Son feuillage épais
m’a tout recouvert.
(Yannis Ritsos)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

J’ai creusé avec les mains,
avec les lèvres,
avec les yeux.
Le mur là,
immobile.
(Yannis Ritsos)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

Je ne te téléphone pas.
Je te tais.
Je t’existe.
La nuit,
quand se vident les parcs,
je parle avec les statues.
(Yannis Ritsos)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

Comment les morts font-ils
pour vivre sans l’amour?
(Yannis Ritsos)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

Puisque le soleil décline je dirai la ronde bosse d’un dos d’homme
Il s’éloigne et le soleil pénètre dans sa bouche illumine ses dents
Il danse vers l’abîme Des herbes l’accompagnent
La poussière le suit dans l’ombre de ses jambes
(Gaston Puel)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

Dans l’amour devenus
Ces blancs fardeaux du Vide
Les amants se ressemblent
Transparents
Les miroirs sont leurs gîtes
Chus du désir
Lunes transies
Ils se séparent
(Gaston Puel)
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Publié par arbrealettres le 1 février 2012

Quand l’homme est né il ne cesse de naître
De quel mot désigner ce qui l’enfantera?
Ce mot déchire l’air comme un rire l’amour
Qui le prononcera? Le serpent change d’âme
Les yeux se sont ouverts et les mains dénouées
Ont saisi la jument le silex l’amadou
Les pieds ont su marcher la bouche s’abîmer
Mais dans son dos un astre s’enfle qui l’attire :
O Prestigieux aimant – nos larmes contenues.
(Gaston Puel)
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