Immobile (Jean Joubert)
Publié par arbrealettres le 5 février 2012

Immobile ainsi chaque nuit,
sentinelle de ces froideurs,
un dieu courbé gronde sur tes épaules.
Et toi si nue dans la mémoire,
si vite dévêtue des robes et des voix,
le vent de neige te cuirasse.
Voici tes bras, tes branches médusées,
tes seins cabrés de glace.
(Jean Joubert)
Illustration: Branko Bahunek
Cet article a été publié le 5 février 2012 à 11:18 et est classé dans poésie.
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