
Le petit oiseau blanc
qui étend ses ailes au moment de mourir
ne l’écrase pas
N’écrase pas le petit oiseau blanc
qui étend ses ailes au moment de mourir
et tente de s’envoler
pour la dernière fois
(Aïcha Arnaout)
Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

Le petit oiseau blanc
qui étend ses ailes au moment de mourir
ne l’écrase pas
N’écrase pas le petit oiseau blanc
qui étend ses ailes au moment de mourir
et tente de s’envoler
pour la dernière fois
(Aïcha Arnaout)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

J’ai passé ma vie
à dénouer les ombres croisées
Et quand tu es venu à moi
j’avais terriblement vieilli
Devant toi
je n’ai pas su si j’étais
croisement
ou ombre
(Aïcha Arnaout)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

Je pense encore
à trouver à l’amour un relief
qu’on puisse saisir
et présenter sur un plateau
à l’auberge des contemplations
(Aïcha Arnaout)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

L’instant de la grande douleur
d’avant l’entière nudité
Je n’avais pas de mains
pour cacher mon visage
pas de larmes
pour pleurer
En marge du cri éternel
je me débattais
blessure exsangue
fil coupé
(Aïcha Arnaout)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

Antar a dit :
des roses calcinées
s’élève l’encens qui me brûle
Tu aurais dû m’aménager
un refuge
dans ta neige
(Aïcha Arnaout)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

Un rêve ancien m’a dit :
prends tes ossements et pars
Une deuxième naissance t’attend
Je n’ai pas pris mes ossements
je n’ai rien pris
J’ai laissé ma peau
les fragrances, les cellules
et le goût de la sève
Je veux naître sans corps
De la naissance
je veux la quintessence
(Aïcha Arnaout)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

Je cherche dans le temps mon vrai visage…
L’Univers n’est pas plus grand que mon coeur
Le temps ne va pas plus loin que mon sang…
O apprendre le terrestre sourire
Et cela d’une saison sans angoisse…
(Gatien Lapointe)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

Amour Noir
Je te préfère au bonheur
comme je préfère
le rouge au rose
les impasses aux ruelles
et le tango à la farandole.
Je te préfère à l’espoir
comme je préfère
l’éclair à l’arc-en-ciel,
le pavot à la marguerite,
et le bâton à la carotte.
Je te préfère à la raison
comme je préfère
l’adolescence à l’enfance,
Tantale à Sisyphe,
et le désespoir à la résignation.
Je te préfère à la vie
comme je préfère
le noir au gris,
la douleur à l’errance,
et les vacheries aux singeries.
(Marie-Anne Bruch)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

LE CHIEN
Je suis un chien errant
Et je n’en sais pas plus,
Mais voilà cette voix,
Qui me tombe dessus,
Une Voix de poète
Qui voulut me choisir
Pour me faire un peu fête,
Moi qui ne puis rien dire,
Et, qui n’ai qu’un aboi
Pour un peu m’éclaircir
Les brumes et la voix.
Je ne veux pas sortir
De mon obscurité,
Je ne veux rien savoir
D’une tête habitée
Par des mots descendus
De quelque hors-venu.
Je suis un chien errant
N’en demandez pas plus.
(Jules Supervielle)
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Publié par arbrealettres le 15 juin 2012

Mais avec tant d’oubli comment faire une rose,
Avec tant de départs comment faire un retour,
Mille oiseaux qui s’enfuient n’en font un qui se pose
Et tant d’obscurité simule mal le jour.
(Jules Supervielle)
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