Archives du 3 juillet 2012
Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012

Retouche à la sentimentalité
la pluie qui tombe aux îles de la Sonde
n’est qu’une simple ondée
près de cette eau qui noie le monde
quand votre âme s’est débondée
vers vous je vais à la force des rames
songeant à vous sauver
mais du profond de cet assaut de lames
l’une m’emporte et sans vous préserver
(Daniel Boulanger)
Illustration: Paul Merwart
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012

Retouche au pardon
tricheur de vieille école
dans le ruisseau l’élève écoute
les aimées au lavoir
bavardes à genoux battant le linge de ses fautes
les doux péchés à l’eau s’en vont en auréoles
(Daniel Boulanger)
Illustration: Hervé Masson
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012

Retouche aux regrets
l’amour a quelques forteresses
aux poternes du passé
de belles personnes remuent les lèvres
sans prononcer le mot de passe
des vies que nous n’aurons jamais
(Daniel Boulanger)
Illustration: George Barbier
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012

ta voix
c’est la lumière inventée
dans l’œil opaque
du poème
(Armand Dupuy)
Illustration
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012

Près d’un château sans châtelaine
La barque aux barcarols chantants
Sur un lac blanc et sous l’haleine
Des vents qui tremblent au printemps
Voguait cygne mourant sirène.
(Apollinaire)
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012
Quand l’homme n’est pas là la bîche sort du bois
L’hiver ou le printemps sans se soucier du temps
Car l’homme lui fait peur, elle a vue la couleur
Que prend l’eau du torrent quand on tue son enfant
Combien lui faudra-t-il d’années pour l’apprivoiser
Quand l’homme n’est pas là moi je sors de chez moi
Sur la pointe du cœur j’entends battre les heures
Mais au bout du chemin je reviens sur mes pas
Ma vie comme un jardin refleurit avec toi
Et je sais bien que tu es né pour m’apprivoiser
(M.Fabien)
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012
N’ayant plus d’O
La mOuette rieuse
perdit la voix.
(Alain Boudet)
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012

Dans ce chemin d’enfance
aucun cri
aucun pas
Seules courent
les ronces.
(Alain Boudet)
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Publié par arbrealettres le 3 juillet 2012
Lorsque je serai mort, toi qui as des yeux bleus
couleur de ces petits coléoptères bleu de feu
des eaux, petite jeune fille que j’ai bien aimée
et qui as l’air d’un iris dans Les fleurs animées,
tu viendras me prendre doucement par la main.
Tu me mèneras sur ce petit chemin.
Tu ne seras pas nue, mais, ô ma rose,
ton col chaste fleurira dans ton corsage mauve.
Nous ne nous baiserons même pas au front.
Mais, la main dans la main, le long des fraîches ronces
où la grise araignée file des arcs-en-ciel,
nous ferons un silence aussi doux que du miel;
et, par moment, quand tu me sentiras plus triste,
tu presseras plus fort sur ma main ta main fine
- et, tous les deux, émus comme des lilas sous l’orage,
nous ne comprendrons pas… nous ne comprendrons pas…
(Francis Jammes)
Illustration: Fanny Verne
… appel à "témoin" (!) pas trouvé l\’Iris dans les \"Fleurs Animees\" de Grandville 1867 … ici
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