
Testament du silence,
Vivre cette distance,
L’indicible nous lie.
(Lucie Albertini)
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

Testament du silence,
Vivre cette distance,
L’indicible nous lie.
(Lucie Albertini)
Publié dans poésie | Tagué: (Lucie Albertini), distance, indicible, lier, silence, testament, vivre | 3 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

Silence
Au coeur scellé.
L’ombre s’épure.
Au coeur du vide,
L’horizon veille.
(Lucie Albertini)
Publié dans poésie | Tagué: (Lucie Albertini), coeur, horizon, ombre, s'épurer, silence, veiller, vide | 4 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

Douceur, surprise,
Jeunesse
A vie conquise,
Ton visage affirme
La paix
D’une beauté cachée.
Il est approche secrète,
En moi,
De l’absolue beauté.
(Lucie Albertini)
Publié dans poésie | Tagué: (Lucie Albertini), absolue, affirmer, approche, beauté, conquise, douceur, jeunesse, paix, secrète, surprise, visage | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

Le poète préfigure un langage qu’il ne connaît pas.
Aussi bien s’appuie-t-il sur un bonheur actuel
pour annoncer sa chute que sur le malheur
de l’instant qu’il fait éclater.
Il saute de pierre en
pierre, marqué d’émergences
noires ou blanches qu’il annonce.
(Franck Castagné)
Publié dans poésie | Tagué: (Franck Castagné), annoncer, éclater, émergence, blanche, bonheur, chute, connaître, langage, malheur, noire, pierre, poète, s'appuyer, sauter | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

Une descente de lit se penche à la fenêtre
Un traversin courbé sur cette monture
S’aère du labeur de la nuit.
Arbuste en robe des champs
Une femme perd pied sur le traversin
Caressant au soleil matinal
Une villégiature à demi confiée
Que ses bras retiennent.
(Franck Castagné)
Publié dans poésie | Tagué: (Franck Castagné), arbuste, caresser, descente de lit, femme, fenêtre, labeur, monture, nuit, perdre pied, retenir, robe, s'aérer, se pencher, traversin, villégiature | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

MES OS
pas encore pierre
s’infléchissent en accueillant ce galet
et
formés en étoile
se posent et déjà l’enserrent
fraternellement
(Claude Ardent)
Publié dans poésie | Tagué: (Claude Ardent), accueillir, étoile, enserrer, fraternellement, galet, os, pierre, s'infléchir, se poser | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

AU BRUIT DES FEUILLES
Viens voir la nuit. Les princesses mortes revivent.
N’entends-tu pas crier les feuilles sous leurs traînes?
Et ces flambeaux d’or sur le chemin de la reine?
Ils sont portés par les pages bleus qui la suivent.
Tu ne te doutais pas qu’il fut ainsi ce parc,
Et tu faillis jeter au puits la clef rouillée.
Oh! regarde, voici passer les chevaliers
croisés de lune. Ils s’en vont mourir quelque part.
Mais rien ne meurt dans ces murs noirs. Une ombre passe,
La grille est entrebâillée. Elle entre : personne.
Des tombes sous les pas. Cette ombre prend la place
Et le rêve est le même.
Entends. Je le chantonne
Comme l’autre mais il est bien plus douloureux
Car j’ai le souvenir de ceux qui en moururent.
C’est pour cela qu’il faut du noir dans tes parures
Et que parmi les lys j’ai mis des cyprès bleus.
(Roger Vitrac)
Publié dans poésie | Tagué: (Roger Vitrac), bleu, bruit, chantonner, chemin, clef, crier, cyprès, douloureux, entendre, feuille, lys, mort, mourir, nuit, ombre, parc, parure, princesse, rêve, reine, revivre, rouillée, tombe | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

Le pain vient de naître
au verseau de la pierre
l’ombre y est chaude
l’écriture adroite
d’un oiseau au voyage
le vent patoise
les mots s’attardent
gardent tes mains posées
sur une phrase ouverte
que les racines touchent
(Christian Da Silva)
Publié dans poésie | Tagué: (Christian Da Silva), écriture, chaude, main, naître, oiseau, ombre, pain, patoiser, phrase, pierre, racine, s'attarder, toucher, vent, voyage | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

LE VEILLEUR
Comme une vague anime l’autre
Se confondant en une seule
Et comme déferle la houle
Vêtue de reflets sur reflets
Pour se briser
Sous les implacables fouets
De l’écume,
Le regard de celui qui veille
Attentif au coeur de sa sphère,
A chaque signe des paupières,
Est effacé par le mouvement qui le crée,
il croit orchestrer la marée
Alors que le reflux déjà
Ouvre l’écluse de ses gouffres.
Bien qu’il reconnaisse ses yeux,
Le veilleur n’est plus derrière eux.
il ne peut s’emplir de l’espace
Qui semble lui être donné.
Un clin d’oeil… Et la mer
Toute entière a changé,
Et la vague s’est transmuée,
L’instant du regard est passé.
L’oeil du veilleur est morcelé
En des arc-en-ciel irisés
Où la couleur fond et défaille.
(Christiane Burucoa)
Publié dans poésie | Tagué: (Christiane Burucoa), arc-en-ciel, écluse, écume, clin d'oeil, défaillir, emplir, espace, fondre, fouet, gouffre, irisé, mouvement, orchestrer, reflet, regard, se confondre, vague, veilleur | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 26 juillet 2012

Je ne suis qu’une goutte, une goutte d’eau
Qui avait le moral à zéro
J’ai quitté la route qu’on m’avait creusée
J’avais trop envie d’être écoutée
C’est l’histoire d’une goutte
Incitant d’autres gouttes
Doucement goutte à goutte à déborder
Quand la goutte est pleine
C’est la goutte en trop
Qui entraîne les autres gouttes d’eau
Je ne suis qu’une goutte
Une goutte folle
Dégoûtée, noyée dans un ras-le-bol
J’ai pleuré ma vie, inondé la plaine
J’ai défait mon lit, y’en a qu’ça gêne
C’est l’histoire d’une goutte
Incitant d’autres goutte
Doucement coûte que coûte à déborder
Une goutte c’est de l’eau
De l’eau en prison
J’ai pas envie d’être une goutte mouton
Je ne suis qu’une goutte, une goutte d’eau
Qui avait le moral à zéro
J’ai quitté la route qu’on m’avait creusée
J’avais trop envie d’être écoutée
(Simon Monceau)
Illustration: Corrie White (extraordinaires images de gouttes’)
Publié dans poésie | Tagué: (Simon Monceau), écoutée, déborder, dégoûtée, eau, envie, folle, gêner, goutte, moral, noyée, prison, quitter, ras-le-bol, route, zéro | Poster un commentaire »