
Pureté
Ce qui sourd pur
est énigme
(Hölderlin)
Publié par arbrealettres le 2 août 2012
Publié dans poésie | Tagué: (Hölderlin), énigme, pur, pureté, sourdre | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 2 août 2012

ne demande jamais ton chemin
à quelqu’un qui le connaît
tu ne pourrais pas te perdre…
(livre d’Enoch)
Publié dans humour, méditations, poésie | Tagué: (livre d'Enoch), chemin, connaître, demander, se perdre | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 2 août 2012

Miséricorde
Je sais qu’un jour
mon coeur cassera comme une corde.
Comme celle d’un violon
ou celle d’un vieux puits.
J’attends déjà ce jour,
j’entends déjà ce bruit.
Une voix me dit:
"N’oublie pas aujourd’hui
d’aller chez l’accordeur…"
(Tristan Cabral)
Miséricorde
(nom donné au tout petit poignard qui servait à égorger les chevaliers tombés au sol)
Publié dans poésie | Tagué: (Tristan Cabral), accordeur, attendre, bruit, casser, coeur, corde, miséricorde, oublier, puits, violon, voix | 6 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 2 août 2012

Prière
Seigneur
si un jour vous en avez le temps
ressuscitez-moi
ouvrez-moi comme une coque
brisez-moi comme pierre
mais je ne veux plus d’âme
plantez tout simplement
un grand silence à la place du coeur
(Tristan Cabral)
Publié dans poésie | Tagué: (Tristan Cabral), âme, briser, coeur, coque, ouvrir, planter, prière, ressusciter, seigneur, silence | 4 Commentaires »
Publié par arbrealettres le 2 août 2012
A terre, épouvanté,
dans sa pose anguleuse d’insecte mort,
l’arbre gît, dépouillé du chant qui le hantait.
Faille bleue au paysage.
Quelle saison saura combler
les vertiges de l’absence?
Comme le geste inachevé
de ma main vers ta chevelure
qu’un vent de cauchemar disperse dans la nuit.
(Jean Joubert)
Publié dans poésie | Tagué: (Jean Joubert), absence, arbre, à terre, épouvante, cauchemar, combler, dépouille, disperser, faille, hanter, inachevé, insecte, main, nuit, paysage, vertige | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 2 août 2012
Déjà venait une femme vivante
porter au creux de pierre et d’ossement
ses doigts de pluie sur la sève dolente.
Qui va disant que la terre prépare
un lit de noce où se dépouillera
le peu de chair anxieuse qui la pare
et que le vent de neige et ses vautours
exileront cette infime poussière
qui fut sa bouche aux saisons de l’amour?
Sa langue veille aux passes du silence,
sa main repousse une ombre d’étrangleur
et se donnant elle donne patience,
plus belle d’opposer à ce lieu mort
le simple poids de songe et de lumière
que l’aube laisse à l’arbre de son corps.
(Jean Joubert)
Publié dans poésie | Tagué: (Jean Joubert), anxieuse, arbre, étrangleur, chair, corps, creux, dolente, exiler, femme, lit, lumière, mort, noce, opposer, ossement, patience, pierre, pluie, porter, poussière, se dépouiller, songe, vautour, vent | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 2 août 2012
Aube
Une robe vole, de branche en branche, vers l’étang,
surprise, terrassée, exhale un jeune corps
sur le parfum des eaux.
Chair frissonnante, tendre éclair
d’une vitre qui bouge à l’aube
après la nuit des fauves moites,
le corps qui cherche une autre nuit
où se défaire de ces cris
trouve l’inquiétude de l’eau.
Et la robe-mouette immobile
dans sa brusque candeur brisée
s’est couverte de mouches noires.
(Jean Joubert)
Illustration: John Everett Millais
Publié dans poésie | Tagué: (Jean Joubert), aube, éclair, étang, branche, candeur, chair, corps, cris, exhaler, fauve, frissonnante, immobile, inquiétude, jeune, mouches, noires, parfum, robe, robe-mouette, se défaire, surprise, tendre, voler | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 2 août 2012
La Mésange
Venue manger dans ma paume une noix
La fugace mésange
Pèse si peu sur mes doigts:
Une craintive seconde, le poids
De l’âme libre ou d’un ange.
(Frédéric Kiesel)
Publié dans poésie | Tagué: (Frédéric Kiesel), ange, âme, craintive, fugace, libre, manger, mésange, noix, paume, poids | Poster un commentaire »
Publié par arbrealettres le 2 août 2012
Le Paon
Le paon a mal s’il fait la roue,
Et pourtant de joie il délire:
Il voit des yeux qui l’admirent.
Sommes-nous moins fous?
(Frédéric Kiesel)
Publié dans méditations, poésie | Tagué: (Frédéric Kiesel), admirer, délire, faire la roue, fou, joie, paon | Poster un commentaire »