Les yeux blancs (Zbigniew Herbert)
Publié par arbrealettres le 4 août 2012

Les yeux blancs
Le sang vit le plus longtemps
il coule il est avide d’air
la transparence s’épaissit
desserre le petit noeud du pouls
le soir la colonne monte
à l’aube la bouche se couvre de moisi
de plus en plus près
d’une tempe qui se creuse
de paupières qui déclinent
les yeux blancs ne retiennent pas la lumière
le triangle brisé des doigts
le souffle ôté au silence
la mère crie
elle secoue un prénom inerte
(Zbigniew Herbert)












Lara a dit
Un morceau de Guernica ton illustration?
Vraiment dur ce poème
arbrealettres a dit
oui TERRIBLE
oui à gauche sur le tableau, je ne l’avais jamais remarquée cette Mère tordue de douleur …