Arbrealettres

Poésie

Archives du 6 août 2012

Pardon de vous avoir trop peu aimés (Zbigniew Herbert)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



- pardon de vous avoir trop peu aimés
j’ai gaspillé ma jeunesse à chercher de vrais jardins
et de vraies îles dans le grondement des vagues

(Zbigniew Herbert)

Illustration: Alberto Galvez

 

Publié dans méditations | Tagué: , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Le poète se couvre les yeux (Zbigniew Herbert)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



le poète se couvre les yeux
d’une paume emplumée
il ne rêve plus de vol
mais d’une chute
qui dessine comme l’éclair
le profil de l’éternité

(Zbigniew Herbert)

Illustration

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Le battement d’ailes qui t’emportera (Zbigniew Herbert)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



le battement d’ailes
qui t’emportera
dans le jour
dans 1a nuit

par-dessus tous les arcs des abîmes
par-dessus tous les versants des cieux

(Zbigniew Herbert)

Illustration: Alberto Galvez

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

L’HOMME (Julien Harb)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



L’HOMME

Dans ses yeux il porte sa tentation
Dans son coeur sa prison
Dans sa vie son supplice
Il attend que la mort seule
Lui rende justice.

(Julien Harb)

Illustration

 

Publié dans méditations | Tagué: , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Le néant (Julien Harb)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



Le néant existe
il est éternel
Sourd-aveugle-muet
Insensible
Beau

(Julien Harb)

Illustration

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , | Poster un commentaire »

Cette fleur (André Rivoire)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



Cette fleur que ses mains, que sa lèvre a touchée.
Et qu’elle a faite sienne entre toutes les fleurs,
Aujourd’hui sans parfum, sans forme et sans couleurs,
en un livre d’amour repose desséchée.

Elle même l’ignore, elle n’a jamais su
en l’oubliant, distraite, après l’avoir cueillie,
que je conserverais la chère fleur vieillie,
et c’est un souvenir que je n’ai point reçu.

Je me suis caché d’elle, et je crains le mystère
entre nous d’un reproche ou même d’un pardon;
en laissant près de moi la fleur à l’abandon,
peut-être sa pitié fut-elle involontaire.

Je ne sais rien de plus, mais je songe parfois
qu’aux soirs de solitude, en ses rêves de femme,
un peu de moi peut-être, a fleuri dans son âme
comme cette fleur vaine a passé dans ses doigts.

(André Rivoire)

Illustration

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

ELLE DORT DANS L’OMBRE (Charles Van Lerberghe)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



ELLE DORT DANS L’OMBRE…

Elle dort dans l’ombre des branches,
Parmi les fleurs du bel été.
Une fleur au soleil se penche…
N’est-ce pas un cygne enchanté ?

Elle dort doucement et songe.
Son sein respire lentement.
Vers son sein nu la fleur allonge
Son long col frêle et vacillant.

Et sans qu’elle s’en effarouche,
La longue, pâle fleur a mis,
Silencieusement, sa bouche
Autour du beau sein endormi.

(Charles Van Lerberghe)

Illustration: Mariano Fortuny Madrazo

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

J’ai descendu dans mon jardin (Anonyme)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



J’ai descendu dans mon jardin

J’ai descendu dans mon jardin, (bis)
Pour y cueillir du romarin.

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Pour y cueillir du romarin, (bis)
J’n'en avais pas cueilli trois brins;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

J’n'en avais pas cueilli trois brins, (bis)
Qu’un rossignol vint sur ma main;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Qu’un rossignol vint sur ma main, (bis)
Il me dit trois mots en latin;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Il me dit trois mots en latin, (bis)
Que les hommes ne valent rien;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Que les hommes ne valent rien, (bis)
Et les garçons encor bien moins;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Et les garçons encor bien moins, (bis)
Des dames il ne me dit rien;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

*

Des dames il ne me dit rien, (bis)
Mais des d’moisell’s beaucoup de bien;

Gentil coqu’licot, mesdames
Gentil coqu’licot nouveau.

(Anonyme)

Illustration: Céline Decubber

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Commentaires »

BRUNETTE (Anonyme)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



BRUNETTE

Qu’il est doux d’aller sous l’Ormeau,
Danser au son du Pipeau,
Et de la Musette !
Mais il est cent fois plus charmant
D’être seulette
Dessus l’herbette,
Avec son Amant.

(Anonyme)

Illustration: William Bouguereau

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , | Poster un commentaire »

COMPLAINTE POUR DON JUAN (Édouard Dubus)

Publié par arbrealettres le 6 août 2012



COMPLAINTE POUR DON JUAN

Je suis un piano brisé,
Parce qu’il a trop amusé.

Au clavier tout neuf, des menottes
A plaisir ont cassé des notes.

J’ai roucoulé très gentiment
Des morceaux pleins de sentiment.

Histoire de rire, des femmes
Ont tapote des airs infâmes,

D’autres des « tradéridéras
Et des « laïtous » d’opéras.

C’était faux, on n’y songea guère
A la guerre comme à la guerre.

Chacune voulut à son tour
Quelque ritournelle d’amour,

Et joua sans miséricorde
En massacrant corde sur corde,

Tant et tant ! que les trémolos
Eurent la gaîté des sanglots.

On croyait ouïr, aux roulades,
Les râles d’un tas de malades.

Quand ce fut assez odieux,
Elles me firent leurs adieux.

A coups de pied dans la carcasse :
Un joujou déplaît, on le casse.

Je suis un piano brisé,
Parce qu’il a trop amusé.

(Édouard Dubus)

 

Publié dans poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire »

 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 209 followers