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Articles Tagués ‘bouger’

J’écris près de la lampe. Il fait bon. Rien ne bouge (François Coppée)

Publié par arbrealettres le 10 avril 2013



 

Jean Édouard Vuillard (French painter, 1868-1940) Old Woman in Front of the Fireplace 1895

J’écris près de la lampe. Il fait bon. Rien ne bouge.
Toute petite, en noir, dans le grand fauteuil rouge,
Tranquille auprès du feu, ma vieille mère est là ;
Elle songe sans doute au mal qui m’exila
Loin d’elle, l’autre hiver, mais sans trop d’épouvante,
Car je suis sage et reste au logis, quand il vente.
Et puis, se souvenant qu’en octobre la nuit
Peut fraîchir, vivement et sans faire de bruit,
Elle met une bûche au foyer plein de flammes.
Ma mère, sois bénie entre toutes les femmes.

(François Coppée)

Illustration:  Jean Édouard Vuillard

 

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FRÊLE PASSAGER (Armand Robin)

Publié par arbrealettres le 2 avril 2013



FRÊLE PASSAGER

Fleurs, nuages, reflets de la lune,
Bourgeons engourdis dans les forêts d’avril,
Chant du coucou, aile fuyante de l’hirondelle
Me font changer.

Les visions légères et passagères du monde,
L’impermanence des jours, la danse rapide des êtres,
Des papillons indécis, des pèlerins au carrefour des routes
Bougent dans ma vie.

Je bouge pour une immense, étonnante vie.
Je parle, je bouge aussi pour la mort.

(Armand Robin)

Illustration: René Magritte

 

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FRÊLE PASSAGER (Armand Robin)

Publié par arbrealettres le 2 avril 2013



FRÊLE PASSAGER

Les fleurs, les nuages, les reflets de la lune,
Les bourgeons engourdis dans les forêts d’avril,
Le chant du coucou, l’aile fuyante de l’hirondelle,
Me font changer.

Les visions légères et passagères du monde,
L’impermanence des jours, la danse rapide des êtres,
Des papillons indécis, des pèlerins au carrefour des routes
Bougent dans ma vie.

Je bouge pour une étonnante vie ;
Je parle, je bouge aussi pour la mort ;

Je chante librement, non pour les hommes mais pour les cigales,
Pour les herbes, les rochers, les ruisseaux et la lune.
Je suis ivre rien qu’à tenir sur mes lèvres un peu d’eau !
Printemps par printemps ma destinée de plante…

(Armand Robin)

Illustration: Odd Nerdrum

 

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Si l’arbre bougeait (Franck Laurent)

Publié par arbrealettres le 30 mars 2013



Si l’arbre bougeait
même un peu
on comprendrait
- dit-il.

(Franck Laurent)

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Cousant une robe (Lorine Niedecker)

Publié par arbrealettres le 20 mars 2013



 

William Wallace Gilchrist Jr  Girl Sewing a Party Dress

Cousant une robe

Le besoin
en ces jours plus courts

de bouger devant toi
drapée de douceur

ivre de couleur
au vent favorable

(Lorine Niedecker)

Illustration: William Wallace Gilchrist Jr

 

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Ne plus jamais aimer d’amour (Charles d’Orléans)

Publié par arbrealettres le 16 mars 2013




Ne plus jamais aimer d’amour,
J’en ai parfois la tentation,
À cause des douleurs pénibles
Qu’il me faut souvent accepter.
Mais enfin, pour être sincère,
Quel que soit le prix à payer,
Je vous l’assure, par ma foi :
Je ne saurais en empêcher
Mon coeur qui est maitre de moi.

J’ai beau avoir subi des tours
Inouïs, j’ai tout dédaigné
Pour croire au secours d’un espoir
Tendre ou de Consolation.
Hélas ! Si je pouvais trouver
Le moyen de m’en retirer,
Par mon serment envers Amour,
Je n’y laisserais pas rentrer
Mon coeur qui est maitre de moi.

J’ai conscience qu’en le flattant,
Amour sait si bien le gagner
Que mon coeur voudrait tous les jours
Rester ainsi sans en bouger.
Et il s’obstine à rester sourd
Au mal qu’il me fait endurer;
Plaisir lui a donné ce pli :
Il agit mal en confisquant
Mon coeur qui est maitre de moi.

Envoi

Je suis fâché d’en parler tant,
Mais, par le dieu auquel je crois,
C’est que j’ai le souhait de reprendre
Mon coeur qui est maître de moi.

***

De jamais n’amer par amours
J’ay aucune fois le vouloir
Pour les ennuieuses dolours
Qu’il me fault souvent recevoir.
Mais en la fin, pour dire voir,
Quelque mal que doye porter,
Je vous asseure, par ma foy,
Que je n’en sauroye garder
Mon cueur qui est maistre de moy.

Combien qu’ay eu d’estranges tours,
Mais j’ay tout mis a nonchaloir,
Pensant de recouvrer secours
De Confort ou d’un doulx espoir.
Helas ! se j’eusse le povoir
D’aucunement hors m ‘en bouter,
Par le ser(e)ment qu’a Amours doy,
Jamais n’y lairove rentrer
Mon cueur qui est maistre de moy.
Car je sçay bien que par doulçours
Amour le scet si bien avoir

Qu’il vouldroit ainsi tous les jours
Demourer sans ja s’en mouvoir.
N’il ne veult oïr ne savoir
Le mal qu’il me fait endurer;
Plaisance l’a mis en ce ploy
Elle fait mal de le m’oster,
Mon cueur qui est maistre de moy.

L’envoy

I1 me desplaist d’en tant parler
Mais, par le dieu en qui je croy,
Ce fait desir de recouvrer
Mon cueur etc.

(Charles d’Orléans)


Illustration

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Depuis ce jour-là (Jorge Luis Borges)

Publié par arbrealettres le 13 mars 2013



 

Depuis ce jour-là
je n’ai pas bougé les pièces
de sur l’échiquier.

(Jorge Luis Borges)

Illustration

 

 

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Est-ce de mon propre gré (Tilemachos Chytiris)

Publié par arbrealettres le 10 mars 2013



je bouge mes mains
est-ce de mon propre gré?
j’ouvre ma bouche
est-ce ma propre langue?

auto-examen quotidien
devant le miroir de l’enfance

(Tilemachos Chytiris)


Illustration: Gilbert Garcin

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Pourquoi bouger? (Werner Lambersy)

Publié par arbrealettres le 7 mars 2013



Pourquoi bouger? Le monde
le fait pour nous

(Werner Lambersy)

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A l’approche des nuits (Jean Follain)

Publié par arbrealettres le 1 mars 2013




A l’approche des nuits
et dans les ports de guerre
on voit des chevelures
apparaître étagées
et longuement lavées
de femmes qui tiennent
dans leurs bras des enfants
ou qui chantent ou qui tremblent
ou finement répondent
pas une lueur ne bouge
sur les architectures.

(Jean Follain)

Illustration

 

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