Articles Tagués ‘cri’
Publié par arbrealettres le 19 mai 2013

Signe d’aucun signe où l’art pense à tout, pourquoi ton cri : Univers?
Que brille le jour de dire la vérité mésodique par le chant dans le recul de la mémoire-avenir.
Comète, viens à nous dans le tourbillon des âges !
Allons par maints détours jusqu’aux esquisses des continents.
Nous rêvons un autre monde sans sauterelles ni cafards.
Adieu ! rosier mal taillé à l’insu des parfums.
Là-bas dans le ciel bleu de hautes Ecritures je vais rencontrer ma vie.
Elle a peut-être quelque chose à dire.
(Georges Libbrecht)
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Publié par arbrealettres le 18 mai 2013
J’étais dans des bruits.
Chaque fois la perforatrice
S’acharnait plus haut.
J’attendais un cri
Qui résumerait,
Qui effacerait,
Qui ramènerait
A ce qui se tait.
(Guillevic)
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Publié par arbrealettres le 18 mai 2013
Chanson de la conspiration de minuit
Ce cri de victime saignée?
Rien qu’une mouche et l’araignée.
Quel est ce pas dans l’escalier?
C’est le chat qu’on a oublié.
Et ce brouhaha dans la cave ?
Trois crapauds tiennent un conclave.
Ces craquements dans le cellier?
Travail des fûts de châtaignier.
Coup de canon, coup de tonnerre?
Pétard mouillé? Ça m’exaspère.
Rien qu’un ressort dans le sommier
Ou des braises sous le foyer.
Qui donc ferraille à la cuisine?
Quelle émeute dans ma poitrine!
C’est l’horloge et son balancier,
C’est mon coeur, mon coeur tracassier.
Mais ce tam-tam dans l’oreiller?
C’est le battement de mon pouls.
Tout s’acharne à me réveiller
Sous l’oeil froid du soleil des loups.
(Bernard Lorraine)
Illustration: Richard Hess
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Publié par arbrealettres le 18 mai 2013
Ce qu’il y a on n’en sait rien
un soleil sans doute sur le point de
disparaître l’éblouissement
avant la nuit de ce qui se perd
toujours ou au contraire
l’éclat de ce qui vient la neige au matin
un silence plein de cris d’enfants
qu’on ne voit pas mais qu’on sent tout près
là comme un souffle entre deux instants
(Jacques Ancet)
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Publié par arbrealettres le 12 mai 2013

Les cris jaune pâle des fous de Bassan
me vieillissent de mille ans
et à chaque résistance
l’ondulation
de chacun de leurs vols
bénit la terre
et bâtit le temple
de la Fascination
(Judith Pointejour)
Illustration: Jocelyn Rochefort Simard
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Publié par arbrealettres le 11 mai 2013
Le cri de l’oiseau, comme il nous saisit…
Un cri, n’importe quel, une fois fait.
Mais les enfants qui s’amusent dehors
poussent des cris déjà loin du vrai cri.
Crient le hasard. Dans les interstices
de cet espace-ci du monde (où le cri préservé
de l’oiseau passe ainsi que les hommes en rêve)
ils enfoncent les coins de leurs piailleries.
Hélas! où sommes-nous? Toujours encor plus libres,
tels des cerfs-volants arrachés de leur fil,
nous nous ruons à mi-hauteur, frangés de boue,
déchirés par le vent. — Ordonne les crieurs,
toi, dieu du Chant! qu’ils se réveillent en bruissant,
tel le courant porteur de la tête et de la lyre.
(Rilke)
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Publié par arbrealettres le 10 mai 2013
Combien a-t-on fait aux fleurs
d’étranges confidences,
pour que cette fine balance
nous dise le poids de l’ardeur.
Les astres sont tous confus
qu’à nos chagrins ont les mêle.
Et du plus fort au plus frêle
nul ne supporte plus
notre humeur variable,
nos révoltes, nos cris -,
sauf l’infatigable table
et le lit (table évanouie).
(Rilke)
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Publié par arbrealettres le 7 mai 2013
Ma main et la pierre,
sage rébellion de particules
tenant dans ma paume.
J’ai fait mienne sa réalité
grise, lourde et ovale.
Pierre millénaire
jusqu’en son cri
elle ne se prétend autre chose
qu’un défi à l’oubli.
(Kettly Mars)
Illustration
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Publié par arbrealettres le 5 mai 2013
Artibonite
Qu’attends-tu pour chanter des psaumes d’abeilles,
Qu’attends-tu pour étoiler tes yeux d’accents nouveaux
La récolte est sevrée de rires si tes mains
ne s’y prêtent point,
La rizière pleure sans ton coeur d’argile
qui bat au ralenti,
gémit, se ronge, jusqu’au sang
parce que tes pas ont déserté ses allées
tes eaux ne jouent plus entre ses vallonnements
Qu’attends-tu pour reprendre l’alléluia
des maïs d’or
Regarde le soleil écrire l’espoir
du joyeux labeur
mouillé de sueur, nourri du lait
de la terre
Chante les cloches
danse ta ronde
jusqu’à ce que ton coeur tourne,
ta tête tourne
et que tu tombes saoulé de cris
de plaisir et d’amour.
(Jacqueline Beaugé-Rosier)
Illustration
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Publié par arbrealettres le 5 mai 2013
Et puis parfois quelquefois…
comme le bloc de granit
le silence
nul frémissement
nulle voix
nulle main
seulement la certitude profonde de la colère
et l’angoisse
ce froid dans la poitrine
et puis parfois
quelquefois
ce regard infiniment triste
d’où émerge la nostalgie
brutale
ce cri
qui jamais ne s’endort
(Marie-Célie Agnant)
Illustration: ArbreaPhotos
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