Combien triste est l’automne
Quand j’entends la voix
Du cerf qui brame
En foulant et dispersant les feuilles et les érables
Dans les profondeurs de la montagne!
(Sarumaru Dayû)
Publié par arbrealettres le 2 mai 2013
Combien triste est l’automne
Quand j’entends la voix
Du cerf qui brame
En foulant et dispersant les feuilles et les érables
Dans les profondeurs de la montagne!
(Sarumaru Dayû)
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Publié par arbrealettres le 10 avril 2013
Ce que j’ai
Je n’ai comme trésor
Qu’un coeur d’enfant
Fait pour aimer
Pleurer souffrir
Pas de fortune
Pas d’héritage
Une simple plume
Est mon espoir
Mes chants d’amour
Mes chants d’espoir
Il faudra bien
Les disperser
Les disperser
Dans tous les coeurs
Pour leur apprendre
À mieux aimer
Je n’ai pour titre
Qu’un nom poète
Je peux le vivre
Et l’élargir
(Michaële Lafontant)
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Publié par arbrealettres le 14 mars 2013
Chanson d’automne
La terre est noire et le ciel gris.
Il pleut, il pleut à l’infini.
La brume noie mes volontés.
Coeur malade, esprit hébété.
Ah! si la pluie pouvait cesser !
La brume au vent se disperser !
Mais le temps se couvre en silence.
Le jour prend fin, le soir s’avance.
Où donc finira le chemin
Noire et profonde, la nuit vient.
S’il y avait au moins une étoile qui luit !
Si encore on voyait le bout de cette nuit !
***
Sügise Laul
Hall on taevas ja must on maa.
Sajab ja sajab lõpmata
Udusse upuvad sihid kõik eel,
haige on süda ja väsinud meel.
Ah, kui nii palju, nii palju ei sajaks,
tuul selle udu kord laiali ajaks!
Ilm aga sumestub hääletu.
Sügisepäev jõuab õhtule ju.
Kuhu küll lõpeb rändaja tee?
Öö tuleb, pime ja pilkane.
Ah, kui nüüd taevatähtigi oleks,
kui veel see öögi nii otsatu poleks ?
(Gustav Suits)
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Publié par arbrealettres le 6 janvier 2013

Le grondement des ruches
disperse les oiseaux cendrés
Vers la brume de mer
La blonde fenaison des vagues
Les grands roseaux percale et soie
Cherchent l’émail tombé
des étoiles à cinq heures
Dans la broderie des tamariniers
Fleurs de lauriers roses et blanches
(Jean-Pierre Crespel)
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Publié par arbrealettres le 31 octobre 2012
En vain l’on a obtenu une naissance humaine:
Nombreux sont ceux qui ont droit sur ce corps !
Le père et la mère disent : « C’est notre enfant »,
C’est pour leur propre avantage qu’ils l’ont nourri.
L’épouse dit : « C’est mon mari ! »
Et, telle une tigresse, elle s’apprête à le dévorer…
Femme et enfants le fixent avidement,
Comme des chacals, la gueule ouverte!
Corbeaux et vautours attendent sa mort,
Cochons et chiens guettent son cadavre…
Le feu dit : « C’est moi qui dévorerai son corps »,
L’eau dit : « C’est moi qui éteindrai le feu! »
La terre dit : « C’est à moi qu’il reviendra »,
Le vent dit : « C’est moi qui disperserai ses cendres… »
Cette maison que tu appelles ta maison, pauvre sot,
C’est l’étau qui te serre à la gorge!
Tu as considéré ce corps comme tien,
Et tu t’es égaré dans l’attachement aux biens sensibles,
O insensé!
Nombreux sont les ayants droit de ce corps,
toute ta vie, tu en pâtis,
Et tu ne reprends pas tes esprits, fou que tu es,
et tu cries : « A moi, à moi ! »
(Kabîr)
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Publié par arbrealettres le 20 septembre 2012
De grandes mains sabrent mes lignes
un paysage est détruit
et les éclats se dispersent
(Jacques Dupin)
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Publié par arbrealettres le 2 août 2012
A terre, épouvanté,
dans sa pose anguleuse d’insecte mort,
l’arbre gît, dépouillé du chant qui le hantait.
Faille bleue au paysage.
Quelle saison saura combler
les vertiges de l’absence?
Comme le geste inachevé
de ma main vers ta chevelure
qu’un vent de cauchemar disperse dans la nuit.
(Jean Joubert)
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Publié par arbrealettres le 11 juin 2012
L’arbre de Judée
se tord comme un serpent de roses
autour s’élèvent des moments
de marronniers en fleurs, monuments
Du vert, puissante célébration
de la couleur et du parfum. Jaillissement
du coeur végétal fervent qui porte
une goutte de sang dans la soudaine
Grisonnante lumière. Le vent soulève
la poussière des Tuileries, la tristesse
qui prépare l’amour et son reflux
comme un grand coup d’écriture
Disperse les ombres les saluts
à des moments de vie. Sables,
embruns, cris des oiseaux de mer.
(Claude Adelen)
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Publié par arbrealettres le 6 juin 2012

MATIN
La fontaine coule sur la place du port d’été
Le soleil déridé brille au travers de l’eau
Les voix qui murmuraient sont bien plus lointaines
Il en reste encore quelques frais lambeaux
J’écoute le bruit
Mais elles où sont-elles
Que sont devenus leurs paniers fleuris
Les murs limitaient la profondeur de la foule
Et le vent dispersa les têtes qui parlaient
Les voix sont restées à peu près pareilles
Les mots sont posés à mes deux oreilles
Et le moindre cri les fait s’envoler
(Pierre Reverdy)
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